VIEUX NICE : L’AME DE LA VILLE

VIEUX NICE : L’AME DE LA VILLE

6 juillet 2021 0 Par Nice City Mag
Le Vieux Nice, c’est le berceau du Nissart.
Ici vit l’âme de Nice…     

Ici, on vit dehors et dedans.
A travers ces ruelles étroites et sombres, en calade.
Dans ces maisons élancées, collées les unes aux autres.
Avec le linge qui pend.
Et la cadière, devant les portes, toujours entrouvertes…

Ici, on prie comme on vit.


Autour de la Cathédrale et les sept clochers de ces églises qui veillent sur ce grand triangle de dix-sept hectares.
Avec sur chaque porte, comme pour se protéger, une croix, une inscription.  « I.H.S. », Iesus Hominum Salvator, Jésus Sauveur des Hommes.
Rues de la Condamine, Centrale, Colonna d’Istria.
Car le Niçois était croyant, ne pouvait rien entreprendre sans la bénédiction du ciel !
La religion rythmait la vie quotidienne de chacun, on vivait et on mourait avec elle !
Ici, on vote aussi, comme on prie. A l’Hôtel de Ville, où l’on fait et refait les élections. Faï Tira, mon collègue…

On vit à l’heure du commerce.
Marchés des fruits et légumes, marché aux fleurs.
A la bella poutina ! Cours Saleya, places Saint-François, Rossetti. Boulangers, bouchers, tripiers.
Rues du Marché, du Collet, Pairolière. Epiceries, cadeaux, fringue. Rues Saint-François-de-Paule, de la Préfecture, de la Boucherie.
Et puis, les cafés, bistrots, restaurants. Comme s’il en pleuvait.
Dans toutes les rues, qui deviennent encor

Ici, l’air du temps passe, comme si rien ne changeait.
Et pourtant…

De ses origines de comptoir grec à sa période moyenâgeuse, l’histoire de la Ville basse  se confond avec celle de son acropole. D’autant que Nice, jusqu’au XIIIème siècle, était quasiment toute entière installée sur l’actuel plateau sportif du Château.
Tout au long de ce siècle, et de celui qui va suivre, la population niçoise va croître et s’installer vers la plaine, entre l’embouchure du Paillon et la mer.
Avec ses 6 000 habitants, une ville nouvelle apparaît qui, compte tenu de la structure géographique des lieux, ressemble déjà à notre Vieux Nice actuel : rues étroites, maisons étroites, et…mounta-cala !

Cette poussée démographique va entraîner la construction, en 1246, de l’église Sainte-Réparate, qui n’était alors qu’une chapelle.
A l’époque, on ne pouvait rien faire sans la bénédiction de l’église.
Et le Niçois était très croyant.
Alors, d’autres églises vont voir le jour, comme en 1248,  la chapelle Saint-Jacques, actuelle église Sainte-Rita.

Des couvents aussi, celui des Dominicains, à l’emplacement de l’actuel Palais de Justice, ou celui des Franciscains, à la place Saint-François.

Tout autour, de nouvelles fortifications seront dressées, avec une enceinte complète et ses quatre portes ; Pairolière, Saint-Antoine, Saint-Eloi et Marine.

Un nouveau port va voir le jour sur l’arc des Ponchettes, le port Saint-Lambert. Tout comme sera construit, d’abord en bois, puis en pierre, le pont Saint-Antoine, qui deviendra le Pont-Vieux, pour aller sur la rive droite du Paillon.

Certes un coup d’arrêt fut porté à cette explosion urbaine avec l’épidémie de peste de 1348.
Mais la vie reprend vite ses droits.
Et 40 ans plus tard, tout est relancé…

A suivre…