PLACE ROSSETTI

PLACE ROSSETTI

8 décembre 2021 0 Par Nice City Mag

La place  » noble » du vieux-Nice

Cette belle place du Vieux-Nice s’appelait autrefois la place Sainte-Réparate.
On put l’agrandir vers 1825 et ouvrir la rue du même nom sur le tracé de l’ancienne rue des Voûtes.
La cathédrale Sainte-Réparate put ainsi être mise en valeur.

L’histoire de cette cathédrale est relativement complexe.
Sur cet emplacement existait dès le XIème siècle une chapelle Sainte-Réparate appartenant aux Bénédictins de Saint-Pons.

La première église de dimensions modestes fut reconstruite entièrement entre 1650 et 1680.

Ce grand vaisseau a traversé les siècles malgré les vicissitudes des temps et de nombreux événements y sont rattachés qu’il est difficile de rappeler en totalité…
Ainsi, à titre d’exemple, en 1705 pendant le siège des Français, une bombe tomba dans la cathédrale pendant un office tuant de nombreux fidèles.
Pendant la Révolution, elle fut fermée au culte le 13 juillet 1794 pour devenir le temple de la Raison et elle retrouvera son rang de cathédrale dès l’arrivée à Nice de Mgr Jean-Baptiste Colonna d’Istria (1802-1833).
En 1949 une grande fête marqua le 250e anniversaire de la consécration de la cathédrale et à cette occasion Mgr Paul Rémond alors évêque de Nice, obtint du pape Pie XII pour la cathédrale le titre de « Basilique mineure » sous le double vocable de Sainte Marie-Sainte Réparate reliant en quelque sorte le présent au passé.

La place a été réparée et dénivelée et ce travail a été complété dans la partie Est par une belle fontaine pyramidale en pierre de La Turbie à quatre vasques en forme de coquille se déversant dans une rosace de récupération et de recyclage, formant un ensemble inspiré de l’architecture du XVIIème siècle de la cathédrale.

Sur le côté nord de la place, au-dessus de la porte de la maison Cauvin portant le numéro 2, se trouve, gravée dans le marbre, cette inscription : « Antonia la marchande de journaux, Jallez le normalien, héros de la « douceur de la vie » commencèrent leur amour sur cette place ».

On aura deviné qu’il est fait allusion à l’œuvre de Jules Romains (1885-1972) ʺ Les hommes de bonne volonté ʺ que l’on aura l’occasion de retrouver dans d’autres lieux.
Gageons que le parvis de la cathédrale tel qu’il est devenu pourra encore inspirer bien d’autres romans.



Sources notoires pour l’écriture de cet article : Centre du Patrimoine – Sus lu barri, Roger Isnard – Nice Quartier, Editions Mercure…