PAUL DÉROULEDE, ÉCRIVAIN ET HOMME POLITIQUE

PAUL DÉROULEDE, ÉCRIVAIN ET HOMME POLITIQUE

5 octobre 2021 0 Par Nice City Mag

Paul Déroulède, écrivain et homme politique français, né à Paris en 1846, mort à Nice, dans sa villa du boulevard Carnot « Le roc fleuri » le 30 Janvier 1914.
Son décès est rappelé par une plaque apposée sur le mur de cette villa comportant un médaillon en bronze représentant Paul Déroulède de profil.

Après avoir pris part à la guerre de 1870, en 1882, il fut l’un des fondateurs de la Ligue des patriotes au profit de laquelle il se dévoua en France comme à l’étranger.

Impliqué dans les poursuites intentées par la Haute Cour pour complot contre la sureté de l’Etat, il fut condamné à dix ans de bannissement.
Exilé en Espagne, il ne rentrera en France qu’en 1905 après une loi d’amnistie. Dès lors, il se consacra uniquement à la Ligue et réunit jusqu’à 200 000 membres.
Mais quand elle fut engagée vers le ʺboulangismeʺ par Paul Déroulède, le gouvernement la fit dissoudre (1889).

Réformée en 1895 par Déroulède, elle soutint le nationalisme dans l’affaire Dreyfus et organisa des pèlerinages traditionnels à la statue de Strasbourg sur la place de la Concorde.
Après la mort de Déroulède, elle fut dirigée par Barrès (1914) et disparut avant la Seconde Guerre mondiale.

Le président de la L.D.P à Nice était Franck Pilatte (1855-1917), avocat et poète bien connu à Nice en qualité de président-fondateur du Club nautique et ami intime de Paul Déroulède dont il fit l’éloge funèbre lors de ses obsèques présidées par le général Goiran, maire de Nice.

Paul Déroulède aimait profondément notre ville, heureux d’y accourir pour s’y reposer et oublier les déboires de la politique.
Le monument dans le jardin Alsace-Lorraine représente Paul Déroulède, ardent patriote, partisan de la « revanche » tenant le drapeau français en entrainant avec lui dans un élan fougueux l’Alsace et la Lorraine, sous les traits de deux femmes.

Sur le devant une devise : « Qui vive ? France quand même … ».

Sources notoires pour l’écriture de cet article : Centre du Patrimoine – Sus lu barri, Roger Isnard…