We Feel Better In the Corner

We Feel Better In the Corner

3 mars 2022 Non Par Nice City Mag

Bettina Blanc-Penther & Diane Blondeau, Cécile Bouffart, Marcela Santander Corvalán, Gérald Kurdian, Ji-Min Park, Alisson Schmitt + Estelle Bénazet

Du 05 Mars au 16 avril 2022, a La Station – Le 109, 89 route de Turin, 06300 Nice
VERNISSAGE, le vendredi 4 mars à 18:00

Pour cette exposition de sortie de résidence, Bettina Blanc-Penther choisit d’inviter des artistes à travailler autour d’une nouvelle qu’elle a écrite. Protocole récurrent dans sa pratique, Bettina écrit puis efface :
« À l’origine de mes travaux, sont des nouvelles que j’écris comme support partitionnelle, les mots seront ensuite effacés pour que le son puisse se charger du sens. »

Secretly Troubled, projet sur lequel Bettina Blanc-Penther a travaillé durant sa résidence à Nice, est une performance dansée, autour de la figure d’un corps morcelé, sorte de Frankenstein a-genré.
L’exposition We Feel Better In The Corner est à la fois complémentaire de Secretly Troubled et autonome :
se composant d’un ensemble de dessins, vidéos, peintures et installations, elle propose des réponses troubles, voire troublées, à cette question de la métamorphose.

Diane Blondeau

Des ondes peuplant les espaces vides.
Une membrane de haut-parleur palpitant compulsivement sous une épaisse cloche de verre, dont aucun son ne peut sortir. Un éclairage vibrant à 100 battements par seconde et donnant ainsi l’impression que la photo accrochée au mur se modifie.
Le son bref d’un train investissant périodiquement l’espace d’une ancienne usine, comme à l’époque où elle était en activité, et le silence revenant chargé de mille bruissements.
Une installation de Diane Blondeau se révèle souvent différente de ce que son apparence laisse d’abord croire. Comme si de malicieux fantômes venaient sans cesse modifier la pièce que vous pensiez regarder ou entendre, pour vous interroger sur votre place d’observateur, d’observatrice.

Cécile Bouffart

Diplômée de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon en 2014, elle a depuis co-fondé l’artiste run-space Pauline Perplexe à Arcueil. Entre 2015 et 2021, elle a été en résidence à la Cité internationale des arts à Paris et à la Villa Belleville à Paris. Dans son travail, elle donne vie à un répertoire d’objets empruntés au quotidien et à des gestes sensuels. Basculant entre le familier et l’étrange, ses créations cultivent une ambiguïté constante au niveau des catégories, des emplois et des définitions de formes et d’usages. L’ aspect biomorphe de ses sculptures induit un symbolisme subtil et ambivalent, p

Marcela Santander Corvalán

Marcela Santander Corvalán se forme à la danse-théâtre à la Scuola d’Arte Dramatica Paolo Grassi de Milan, puis à la danse contemporaine au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers, sous la direction d’Emmanuelle Huynh. En parallèle de sa formation, elle étudie deux ans, l’Histoire à l’Université de Trento en Italie et obtient une Licence en danse à l’Université Paris-8. En 2016 elle participe à Danceweb programme, dans le cadre du festival Implusltanz à Vienne.

Gérald Kurdian

Gérald Kurdian étudie les arts visuels à l’ENSAPC avant d’intégrer le post-diplôme Ex.e.r.ce 07 sous la direction de Mathilde Monnier et Xavier Le Roy.
Ses concerts obliques sont depuis lors régulièrement présentés dans les contextes du spectacle vivant, des arts visuels et de la musique indépendante.
Depuis 2017, iel développe, HOT BODIES OF THE FUTURE!, un cycle de recherches performatives et musicales sur les micro-politiques queer et les formes alternatives de sexualité dans le cadre notamment du laboratoire Arts et Création Sonore de l’ENSAB et dont les premières formes HOT BODIES – STAND UP, un solo, HOT BODIES – CHOIR, une chorale féministe et A QUEER BALL FOR HOT BODIES OF THE FUTURE, un événement collectif et joyeux, sont présentées entre 2017 et 2020

Ji-Min Park

Le travail de Ji-Min Park s’articule autour de pratiques diverses, aussi bien dessins, peintures, objets, vidéos qu’installations. « Une approche délicate d’impressions fugitives et magiques, d’une fragilité teintée de merveilleux où se côtoient l’esprit des fêtes galantes. Un monde d’élégance et de mystère où un yeti hilare traverse un tourbillon de flocons malicieux (…) Nous errons autour de symboles ésotériques d’une party promise là où le désir se mue en évanescent menuet.(…) »

extrait d’un texte de Jean-Luc Blanc

Alisson Schmitt

Ma pratique artistique est portée par les récits et leurs mouvements, quels qu’ils soient.
À travers l’installation, la vidéo et la performance, je tente des rapprochements entre plusieurs histoires : des histoires qui me traversent, des histoires collectives, mais avant tout celle des corps qui les accompagnent.

Je suis née à Montpellier, dans le sud de la France, j’ai étudié à Sète, Rennes et Shanghai, je vis à Rennes.
J’ai travaillé dans le désert, sur l’Acropole, dans la Nièvre, dans mon lit.
J’ai beaucoup marché pour mon travail, car j’emmène les récits avec moi, je les déplace dans une sculpture ou encore une rencontre…


LA STATION – ARTIST RUN SPACE

La Station est le lieu d’exploitation de l’association STARTER, créée en 1996 par Cédric Teisseire, Pascal Broccolichi et Florence Forterre. Elle a pour principal objectif de soutenir et de diffuser la vie culturelle et artistique contemporaine à Nice par tous les moyens et dans toutes les formes que celle-ci revêt. De montrer ce qui se fait dans cette ville, et attirer d’ailleurs, de France et d’Europe, des pratiques très contemporaines de l’art. Elle a pour but notamment d’aider les artistes et de participer au développement, à la promotion et à la diffusion de leurs activités.
A l’origine installée dans les murs d’une ancienne station-service située au 26 boulevard Gambetta à Nice, dont elle tire son nom, La Station s’est déplacée selon les réalités des lieux qui l’ont hébergée. En octobre 2009, l’association s’est installée dans la halle sud des anciens entrepôts frigorifiques de la ville de Nice. Ces locaux rénovés ont une superficie de 1 000 m2 et sont partagés en espaces d’exposition ouverts gratuitement au public et en ateliers.
Fonctionnant sur le principe de la «solidarité opérative», La Station accueille une douzaine d’artistes qui participent à la vie, à l’organisation et au maintien d’une telle entreprise. Des expositions sont proposées au public toute l’année, ainsi que certains événements plus particuliers : performances, lectures, concerts, projections vidéos, conférences… Les plus jeunes artistes y trouvent l’opportunité de diffuser leurs activités dans des conditions réelles et professionnelles d’exposition, les plus confirmés y poussent leurs recherches les plus expérimentales. Par le biais de cette programmation transgénérationnelle, La Station se positionne comme une plateforme professionnelle ; le pari étant d’apporter un outil de travail reliant les artistes aux principes de réalité de l’activité artistique et de leur offrir une visibilité auprès des amateurs et des professionnels de l’art.
Outre sa programmation intra-muros, présentée dans ses locaux situés au 89 route de Turin, La Station est régulièrement invitée à concevoir des expositions en France ou à l’étranger par des centres d’art, galeries privées et autres structures autogérées. Dans ces situations précises, La Station s’autorise à concevoir des projets dans lesquels les membres résidents de l’association participent aux côtés d’artistes de Nice ou d’ailleurs.
Ces projets n’ont pas d’agenda régulier, mais donnent souvent lieu à des échanges croisés : par la mise en commun des réseaux personnels, ces projets fonctionnent de façon rhizomique et créent un maillage entre les artistes et les structures. C’est également le moyen de faire rayonner l’excellence et le dynamisme de la scène niçoise dans l’Europe toute entière : en effet, depuis 1996, La Station a réussi à acquérir une audience nationale et européenne importante grâce à son programme hors-les-murs, notamment en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Croatie, en Espagne, en Italie, en Suisse …
La Station est le lieu d’exploitation de l’association Starter, reconnue d’intérêt général et agréée par l’Education Nationale en tant que structure complémentaire d’enseignement public.
Pour en savoir plus : www.lastation.org
La Station est implantée sur le site du 109, pôle des cultures contemporaines : www.le109.nice.fr


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