VIA JULIA AUGUSTA, ANTIQUE VOIE ROMAINE

La Via Julia Augusta était l’une des voies romaines principales traversant les Alpes-Maritimes pour aller de Rome en Espagne.

Ces voies romaines se divisaient en voies militaires (viaes militares) et en voies vicinales (viaes vicinales).
Les voies militaires étaient des voies stratégiques et de grande communication servant au déplacement des troupes, aux convois, à la poste.

L’entretien des voies incombait aux populations riveraines. La largeur des grandes voies était en principe de trois ou quatre mètres.

Les voies principales qui traversaient la zone Est de notre département étaient la via Julia Augusta (voie Julienne) et la via Aurélia (voie Aurélienne).
La via Aurélia suivait le rivage jusqu’à Pise, puis Gênes, Savone et Vintimille pour aboutir, toujours en suivant la côte, à Fréjus.

La via Julia Augusta commençait à Vado Ligure près de Savone.
De La Turbie, la via Julia Augusta descendait dans le vallon de Laghet.

Ensuite, la via Julia Augusta traversait le Paillon pour suivre la rive droite en passant par l’Ariane, passait en-dessous du monastère de Saint-Pons et remontait vers Cimiez en suivant à peu près l’avenue de la Voie Romaine, d’où son nom.

A Cimiez, la voie empruntait en partie l’avenue du Monastère.
Après avoir rejoint l’avenue de Brancolar, la voie empruntait le chemin de la Galère jusqu’au vallon des Fleurs (avenue Henry Dunant) et de là, par l’avenue Gravier, gagnait la place du Ray, actuelle Fontaine du Temple.


Elle se dirigeait ensuite vers Saint-Silvestre, montait à Saint-Pancrace et à travers les collines atteignait Saint-Roman, pour finalement redescendre vers l’embouchure  du torrent de la Manda, sur la rive gauche du Var, en face de Gattières pour rejoindre Vence et la Provence.

La via Julia Augusta a laissé des traces de son existence qui étaient encore visibles au début du siècle : tronçons de voie, fragments de pavage, murs, bornes, sarcophages, inscriptions diverses et qui ont disparu sous la formidable urbanisation que la région a subie.

Bornes milliaires de la Via Julia Augusta, musée archéologique de Nice-Cimiez


Sources notoires pour l’écriture de cet article : Centre du Patrimoine – Sus lu barri, Roger Isnard…

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