SUZANNE LENGLEN

SUZANNE LENGLEN

6 avril 2022 Non Par Nice City Mag

EXCEPTIONNELLE CHAMPIONNE DE TENNIS

C’est en novembre 1938 à la demande des dirigeants de Nice Lawn Tennis Club (NLTC), que le nom de Suzanne Lenglen fut donné à l’une des voies ouvertes dans les anciens jardins de l’hôtel du Parc Impérial, transformé en lycée depuis 1930.

Elle avait d’ailleurs habité à la villa Ariem dans l’avenue qui porte aujourd’hui son nom et son père Charles Lenglen, qui dirigeait son entrainement, était à l’origine de la création des courts du Parc Impérial en qualité de secrétaire du N.L.T.C. 

Suzanne Lenglen naquit à Paris en 1899.
Son père était pharmacien et très fortuné.
La famille passait une partie de l’année à Nice où elle résidait dans l’immeuble « Tennis Palace », rue Rossini, tout près des courts du N.L.T.C, qui étaient installés alors à la place Mozart depuis 1892. C’est sur ces courts que son père dirigea les débuts de Suzanne. Elle eut sa première raquette à 10 ans

M. Lenglen était un joueur « moyen » mais il sut trouver pour sa fille des professeurs et des partenaires convenables.



Suzanne Lenglen était exceptionnellement douée.
Elle avait une supériorité si écrasante qu’aucun sport n’a jamais offert l’exemple d’une telle différence entre un champion et ses suivants.
Quand elle jouait, ses mouvements étaient des merveilles de grâce et de style.
Sa silhouette en action de jeu très caractéristique et son traditionnel turban étaient célèbres dans la région.
Aussi nos carnavaliers niçois, toujours habiles à saisir les traits dominants d’une actualité ou d’un personnage en vue, ne manquèrent pas l’occasion d’en faire le motif principal et symbolique d’un grand char baptisé « Tout au sport » lors du Carnaval de 1922, XLIVème du nom.

Le palmarès prestigieux de Suzanne Lenglen ne comporte pas moins de 44 titres internationaux et 2 titres olympiques.

Elle a été championne de Wimbledon en simple (de 1919 à 1923 et en 1925), en mixte (1920, 1922, 1923), championne de France en simple et double de 1920 à 1923, en 1925 et 1926.

Son match le plus sensationnel fut le seul qui l’opposa à la championne américaine Helen Wills en février 1926 au Carlton-club de Cannes qu’elle gagna.

Cette année 1926 la fit passer professionnelle au grand dam de ses admirateurs.

Elle voyagea beaucoup, puis en 1936, se retira à Paris et créa une école de tennis où l’on enseignait la « méthode Suzanne Lenglen ».

Malheureusement, elle ne put s’y consacrer bien longtemps car elle mourut le 7 juillet 1938.
Ainsi disparut la plus illustre joueuse de tennis de tous les temps dont on dit qu’elle favorisa l’avènement de la période la plus faste du tennis français de 1924 à 1934 avec notamment des joueurs comme Jean Borotra, Jacques Brugnon, Henri Cochet et René Lacoste que l’on appelait les « mousquetaires ».

Nice peut être fière d’avoir été le théâtre de ses premiers exploits.

Sources notoires pour l’écriture de cet article : Centre du Patrimoine – Sus lu barri, Roger Isnard – Nice Quartier, Editions Mercure…