SAINT-ROCH

SAINT-ROCH

6 août 2021 0 Par Nice City Mag

Au centre de ces quartiers est, les quartiers de Roquebillière et Saint Roch, véritable chœur, lieu de communion de la culture niçoise.

Autour de son marché, fait et refait, et Chez Thérèse, je veux dire à La Machine. Avec les incontournables de la petite reine. Les champions, qui gagnent les courses, de Alvaro Giorgetti à Patrick Plent.
Et ceux qui vendent et réparent, Ange Séverino et, comme tout change, du vélo à la moto, son successeur Gérard Parodi.

Surplombés par le Vinaigrier et la Grande Corniche, la plus ancienne des corniches, que Bonaparte fit construire entre 1804 et 1814, en retrait de la mer pour la protéger des attaques navales.

Elle fut baptisée boulevard Bischoffsheim, du nom de ce riche hollandais, passionné d’astronomie, qui finança la construction de l’Observatoire, en 1887. Fort de sa notoriété, il voulut se faire élire député dans la circonscription, contre Alfred Borriglione, et fut très largement battu.

Saint Roch, jusqu’au milieu du XVIIème siècle, c’était la campagne.
Celle du Paillon. Avec ses cultures d’orangers, d’oliviers et de vigne, ses pâturages, ses fermes et leurs moulins à huile. Une merveilleuse campagne des alentours niçois.
    
Et puis, soudain, nous sommes en 1631, c’est la peste ! Une épidémie qui fait des ravages… Des habitants affolés, qui invoquent Saint Roch pour arrêter ce fléau et font vœu de lui édifier une église.
Elle verra le jour en 1660. Avec elle, la population double, triple.
Une nouvelle église est construite entre 1788 et 1790.
Après la Révolution Française, lors du Consulat, sous Pie VII, l’église St Roch est érigée en paroisse.
Le quartier Saint-Roch est né.

Si le quartier reste à dominante campagnarde jusqu’au début du XIXème siècle, son urbanisation commence après le rattachement de Nice à la France en 1860.

Avec une formidable accélération lorsqu’un premier projet de gare débute en 1900, pour une ligne ferroviaire reliant Nice et Cuneo.

Et une liaison avec le port, qui ne vit heureusement jamais le jour.
C’est en 1926 que sera finalement ouverte la gare Saint-Roch, avec autour ses hangars, ateliers et  multiples ruelles. Et puis, vinrent s’installer de nombreuses entreprises, artisans et gros commerces, l’usine métallurgique Pettenaro, la serrurerie Masetti, la carrosserie Michel, les huileries Viterbo, le grossiste en vin Giambagli, les boissons gazeuses

C’est dans ce passage d’un monde paysan finissant à un monde industriel commençant, que naît le sentiment d’appartenance à un véritable quartier en devenir.
Nous sommes dans un fief niçois.
Aussi bien autour du bar de « la Machine » qu’autour de l’auberge de « la Tranquillité »…