RAUBA CAPEU

La terrasse où est aménagé le cadran solaire humain, la chaussée et les  trottoirs qui suivent jusqu’au port, forment le site de Rauba Capéu dont le nom signifie « vole chapeau » à cause de sons exposition sous influence des vents marins provenant de l’est comme du sud-ouest.

Ce site a été modifié de nombreuses fois.
D’abord simple sentier lors de sa création vers 1770, il s’appelait alors chemin des Ponchettes et faisait communiquer la « Ville Neuve », le Cours Saleya et la cité du Parc, avec le nouveau port Lympia, aménagé à partir de 1750, évitant ainsi de faire le tour de la place Victor (actuelle Garibaldi) et la rue du Port (actuelle Catherine Ségurane).

Quant au nom des Ponchettes, il est relatif aux rochers pointus qui forment le promontoire sous la terrasse de Rauba Capéu, en l’occurrence « ponchetta » signifie petites pointes.
Ces rochers étaient tous baptisés selon leur forme et leur grandeur. Il y avait la « cadiera » (la chaise), les « majourana » (les grandes), lou « bouchin de Sansoun » (le cochennet de Samson), lou « merilhoun » (le noyau), lou « tambau » (le tambour), la « lenga de can » (la langue de chien), lou canoun (le canon) et d’autres encore.

Jusqu’à la fin du XIXème siècle, une batterie militaire existait au-dessus des rochers. On la voit très bien sur d’anciennes gravures et sur les premières cartes postales de l’époque.



En 1895, l’autorité militaire céda le terrain à la Ville et la batterie fut démolie peu après.
Sur cet emplacement, une belle plate-forme put être réalisée et l’on nomma, de façon officieuse, cet endroit : Terrasse du Midi et parfois Terrasse du Soleil.
C’est seulement en 1913 que le Conseil municipal décida de lui donner son nom de quai Rauba Capéu.

Les services municipaux ont retenu en 1981 la création d’un cadran solaire horizontal sur une base circulaire de 11 m 50 de diamètre.
Il ne comporte pas de gnomon (pièce de métal habituellement destinée à projeter son ombre sur le cadran), c’est l’utilisateur qui en tient lieu.
Pour connaître l’heure, il suffit de se placer à un endroit matérialisé au sol, le soleil projetant l’ombre du corps sur le sol carrelé où sont indiquées les heures.
Une plaque en bronze gravée précise la latitude, la longitude ainsi que la correction à appliquer à l’heure obtenue, suivant le mois de l’année pour connaitre l’heure légale.

Il n’est pas exagéré d’estimer le site Rauba Capéu comme l’un des plus beaux de la ville.

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