PORTRAIT en XV –   SERGE CHIRAMONTI

PORTRAIT en XV – SERGE CHIRAMONTI

30 mars 2022 Non Par Nice City Mag

Chaque semaine, nous vous présentons une personnalité qui est très attachée à Nice et sa région.
Ces personnalités issues de différentes catégories socio-culturelles, nous présenterons, au-delà de leurs activités, leur angle de vision de Nice.
En 15 questions, toujours les mêmes, Ils se prêtent au jeu du « Portrait en XV »


Cette semaine, nous découvrons Serge Chiaramonti qui enseigne le « nissart ». Il préside le Rodou Nissart et la Fédération des Associations du Comté de Nice.



1) Serge, où êtes-vous né ?
Je suis né à Nice le 16 juin 1960, de parents et grands-parents niçois ou du Comté.
Je suis marié depuis 1981 à une niçoise avec qui nous avons donné naissance à une fille en 1988 et un garçon en 1991.
J’ai été fait chevalier de l’ordre des palmes académiques en décembre 2021.

2) Comment se sont passées vos premières années à Nice ?
Je vivais au 5 de la rue Defly et y ai vécu pendant 17 ans avant qu’avec mes parents, nous ne nous installions sur le boulevard Saint-Roch dans la partie devenue Virgile Barel. Aujourd’hui et depuis 30 ans, j’habite sur la colline à Saint-Pierre-de-Féric.
J’ai fréquenté l’école Rothschild puis le collège Rolland Garros avant d’aller au lycée Massena.
Les mois de juillet nous les passions à Tende, village natal de ma grand-mère maternelle.




3)Avez-vous une anecdote durant ces premières années ?
J’entendais du Nissart à la maison mais j’ai eu la chance d’avoir une institutrice en CM1 et 2 qui parlait souvent de culture niçoise, puis au collège j’ai pu suivre les cours de nissart de Raoul Nathiez et Roger Gasiglia avant de profiter de ceux d’André Compan et Adolphe Viani au lycée. 
Je ne pouvais donc que me retrouver plus tard baignant dans les milieux associatifs nissart et y diriger ma carrière professionnelle.

Les locataires de la rue Defly étaient aussi en grande partie niçois et l’une d’entre eux avait composé à son piano et écrit pour moi uniquement, une chanson spéciale pour Carnaval, interprétée par sa fille cantatrice et membre de Nice la Belle.
J’ai toujours gardé le manuscrit, hélas la bande sur cassette a disparu avec le temps.

4)Décrivez nous votre activité ?
Aujourd’hui je suis encore enseignant en Occitan-Langue d’Oc option Nissart (c’est l’appellation officielle par l’Éducation Nationale) au collège Roger Carlès à Contes?
J’y enseigne également l’Histoire et la Géographie depuis 26 ans.

©nicematin

5) Comment avez-vous commencé cette activité ?
Une rencontre tout d’abord avec Francis Gag dans les années 80, puis avec Jean Luc Gag dans les années 90 a été l’étincelle qui a déclenché mon engagement.
Après avoir quitté le monde du chant choral opérettes à la fin des années 90, je suis depuis 1996  entrés dans le monde associatif nissart d’abord au Bureau de la Fédération des Associations du Comté de Nice naissante et dont je suis aujourd’hui le président.

6) Avez-vous eu un mentor qui vous a formé ?
J’ai rejoint la troupe du Rodou Nissart (créé par Raoul Nathiez, comme quoi…) sur proposition de Steve Betti.
J’interviens aussi au LOU CAT ( Collectif des arts traditionnels) ainsi qu’à la LAAMP, toujours pour la culture niçoise et suis membre de l’APLR, l’association des professeurs des langues régionales.

7) Avez-vous une anecdote sur vos débuts dans l’association ?
Non, mais Je devais y faire un petit rôle pour dépanner, j’y suis resté et j’en assure depuis la présidence.


8) Aviez-vous un autre travail au début de cette Activité ?
J’étais auparavant dans le monde de l’automobile chez Renault (Nice et Monaco) puis Ford à Nice.

9) Comment avez-vous vécu votre travail durant ces 2 dernières années ?
Certes, ces derniers temps ont été plus difficiles pour travailler, jouer, exposer à cause des conditions sanitaires, mais il faut savoir affronter et s’adapter.
Très vite le travail a repris ses droits et les cours se déroulent (presque) normalement.
Les masques devraient tomber bientôt en espérant que cela soit définitif.
Pour le théâtre, il a fallu mettre en veille nos répétitions et représentations, mais c’est reparti depuis, de même que les manifestations culturelles niçoises.
Demeurons optimistes !

10) Quels sont vos projets à venir ?
Désormais il faut repartir sur les routes avec de nouvelles pièces dans la musette et travailler encore plus et mieux auprès des élèves avant de penser à la retraite toute proche maintenant.

11) Quelle est votre vision actuelle de Nice : urbanisme, vie sociale et ambiance ?
Nice change avec nous, c’est bien, c’est normal.
On ne peut rester dans le passé, ça n’existe pas d’ailleurs.
Toutefois, pouvons-nous déplorer les disparitions programmées du théâtre et de l’Acropolis avant que les sites remplaçants n’aient été construits et d’en voir une partie être expatriée au loin, sur les plaines du Var.
Certes, c’est proche des grandes voies de communication, mais c’est tellement loin des Niçois.
Le stade de l’Allianz Riviera le déplore à chaque rencontre de football, il en sera de même pour les autres structures : le public fera défaut. C’est malheureux, c’est dommage.

12) Avez-vous des hobbys, que faites-vous pour vous détendre ?
Pour me détendre et quand c’est possible, j’aime pratiquer (en amateur et seulement à ce titre) le badminton et le vélo sur route.

13) Vous lisez ? Quel est votre livre du moment ?
Des livres sur notre Comté, sur l’Histoire, des biographies éventuellement…

14) Votre musique du moment ?
J’écoute moins de musique que plus jeune, mais des valeurs sûres du classique à aujourd’hui, étrangères ou françaises et les créations locales en nissart bien entendu.

15) Avez-vous un rêve, lequel ?
Je dois souhaiter ou espérer quelque chose à cet instant, comme beaucoup je dirais : sortir de la Covid et voir la guerre en Ukraine cesser au plus tôt et espérer qu’un jour proche tout le monde en France puisse avoir un toit et de quoi manger.
Utopie?

Merci, Serge.