PORTRAIT en XV – LORIC

PORTRAIT en XV – LORIC

8 mars 2022 Non Par Nice City Mag

Chaque semaine, nous vous présentons une personnalité qui est très attachée à Nice et sa région.
Ces personnalités issues de différentes catégories socio-culturelles, nous présenterons, au-delà de leurs activités, leur angle de vision de Nice.
En 15 questions, toujours les mêmes, Ils se prêtent au jeu du « Portrait en XV »


Cette semaine, nous rencontrons LORIC, chanteur, animateur…

Passionné de variétés françaises depuis son plus jeune âge, il côtoie le monde du spectacle.
Il participe à de nombreux tours de chants et intervient énormément pour la municipalité. Il anime les scènes de la région niçoise ainsi que des émissions de radios locales. 
Son expérience lui permet de donner des cours de chant à des groupes d’enfants, d’ados et d’adultes.
Il coache également certains artistes.

Exigeant dans son travail, il renforce sa voix afin de pouvoir chanter en dansant sans être essoufflé.
Il prend des cours particuliers de danse adaptés aux besoins du spectacle Il était une fois Cloclo.
Un spectacle ultra énergique qui nécessite une bonne forme physique pour arriver au bout des deux heures de scène. Efforts, travail régulier, rigueur sont des composants essentiels qui le caractérisent.
Bien entendu, il faut parler de sa générosité scénique : le public repart heureux à chaque concert.

1)  LORIC, où êtes-vous née ?
Je suis né à Nice dans les années 80, un 29 juin.  
 

2) Comment se sont passées vos premières années ?
Une enfance tranquille avec ma mère, ma sœur et mon frère : une période d’insouciance et d’amusement, des saveurs de socca, pan bagnat, pissaladière, gratta keka… À la maison, c’était la musique qui nous faisait vibrer. 

3)Avez-vous une anecdote durant ces premières années ?
Je suis un enfant du quartier du port de Nice.
Mon école, c’était l’école Pierre Merle, entre la place Arson et la rue Barla. De bons souvenirs avec les copains.
Petite anecdote : je suis en couple aujourd’hui avec Jessica qui était dans ma classe au cm1 à l’école Pierre Merle, chez Madame Pistone.
Qui aurait cru ? Surtout pas nous, on se parlait à peine.
Ce que j’aimais, c’était la période du Carnaval : les chars passaient rue Arson et tournaient sur Barla, mon frère y travaillait et nous montions sur les chars.

3)Décrivez nous votre activité ?
J’ai toujours été attiré par la scène, le spectacle, l’animation micro.
Aujourd’hui, je suis chanteur, présentateur et animateur.
Je danse, j’enseigne le chant.
En fait, mon métier, c’est la voix, ce qui me permet d’être qui je suis et ça me rend heureux. 

5) Comment avez-vous commencé cette passion ?
Dès l’âge 8 ans, j’étais dedans.
Un soir, je me retrouve dans une soirée accompagnée de ma famille. On me donne l’occasion de chanter, je choisis « Magnolias For Ever » de Claude François dont ma mère était fan.
Puis c’est la révélation devant le public, j’ai compris que c’était ça que je voulais : chanter sur scène.
Bien plus tard, en 2008, je décide de faire un spectacle sur Claude François pour les 30 ans de sa disparition : je désirais juste faire une seule date.
14 ans après cette première, l’aventure continue.
Mon frère Cédric m’a rejoint en 2014 et nous travaillons ensemble pour faire du grand spectacle son et lumière, avec notre équipe technique. Il est également derrière moi à la batterie.
Les chorégraphies avec Laurie DEDIENNE qui a rejoint récemment l’équipe et qui prend la suite d’Amélie DARD, qui est resté 10 ans chez nous. La musique est dirigée par William, notre bassiste, entouré de toute une équipe de musiciens, danseuses et choristes. Car on aime ça, on aime voir dans les yeux des gens que ça pétille.
En 2019 l’idée folle d’adapter Alexandrie Alexandra en Niçois en accord avec les fils de Cloclo et en collaboration avec Jean-Luc Gagliolo (GAG) en charge de la langue Niçoise. Suite à une boutade devenue réalité et finalement très sérieuse, un Cloclo en Niçois ? Chiche et voilà ! La version fait l’ouverture et fermeture du carnaval 2019, avec un clip à la clé. Cloclo à l’opéra de Nice pour nos seniors etc..


6) Avez-vous eu un mentor qui vous a formé ?
La personne qui m’a découvert à 8 ans, c’est Jacques Reggiani, fils de Serge Reggiani.
C’est mon Parrain de scène, mais aussi un exemple pour mes débuts. Il m’a embarqué avec lui sur de nombreuses soirées qui m’ont permis de faire de la scène presque chaque week-end jusqu’à ma majorité et de gagner mes premiers cachets. Mes premiers professeurs de chants ?
Dona Flor chanteuse à Nice qui enseignait au théâtre des oiseaux chez Mado la Niçoise a été ma première prof.
Il y a eu Pascal Mono (ex-Star Académie) ami de mon frère Cédric qui en plus m’emmenait chanter avec lui dans les pubs de Nice. Nous chantions My Way (comme d’habitude) lui en anglais et moi en français.
Karine Le Petit à Juan les Pins, choriste, chanteuse, qui m’a poussé à me diversifier en anglais.
Et aujourd’hui je continue à vouloir évoluer et entretenir la rigueur avec Pierre Capelle, chanteur lyrique, qui m’apporte autre chose de plus aérien et plus proche de qui je suis. Pour le spectacle en hommage à Claude François, j’ai dû apprendre à danser et je remercie Véronique Vallois CAZEMAJOU, une grande danseuse, qui a formé le chorégraphe REDDA dans ses débuts et qui m’a donné les clés pour être un artiste plus complet.
Chanter et danser c’est du sport croyez-moi !   

7) Avez-vous une anecdote sur vos débuts ?
J’ai débuté un peu dans tout. Je chantais de la variété française, du latino (Ricky Martin, Lou Bega …).
Un jour, à mes 16 ans et demi, je débarque à Nice Radio.
Je me suis dit : c’est génial, je veux faire ça aussi, j’y suis resté 2 ans. Je découvrais ce métier, mais ça me plaisait énormément et encore aujourd’hui j’ai la chance de pouvoir animer des événements azuréens.
Quand ça bouillonne et que vous sentez que c’est votre truc…
J’ai deux casquettes, celle de chanteur et celle d’animateur, si dans notre métier on s’oblige à faire qu’une seule chose on est foutu.   

8) Aviez-vous un autre travail au début et comment avez-vous mené les deux au quotidien ?
Au début, j’ai eu des petits boulots : mise en rayon, serveur en boite de nuit, vendeur prêt à porter, dans les meubles…
Puis je donnais des cours de chant, activités que je continue à faire aujourd’hui. Ma Passion est devenue un vrai métier, il y a des hauts et des bas, des remises en question, parfois on aimerait un métier « dit normal » et c’est dur, surtout avec la pandémie…
Je suis resté en retrait 2 ans à préparer, essayer d’imaginer une suite… Puis l’inspiration est revenue

9) Comment avez-vous vécu votre activité durant ces 2 dernières années ?
Le premier mois de confinement fût difficile, j’étais complètement perdu.
Ma femme et mon fils ont dû me supporter « les pauvres »… Par la suite, on m’a appelé pour participer à des interviews France Nleu Azur, Nice-Matin, Radio Vallée, Radio Emotion.
Avec mon équipe, on a refait à distance le clip Alexandrie Alexandra en Niçois, version confinée.
La ville de Nice nous a demandé de participer à des projets comme d’animer virtuellement la fête des MAI et je tiens à les remercier. Ils nous ont soutenu pendant cette crise.
on m’a fait chanter, des interviews en live sur Instagram pour dynamiser les acteurs niçois et chanter « Nissa La Bella »avec LAURA TENOUDJI en direct sur mon balcon pour le lancement de la fête des Mai, toujours en période de confinement. 
La 2ème année de covid, j’ai pu connaître le métier de commercial de l’événementiel dans la Sté NKP PRODUCTION, ce qui m’a permis de faire un 360° sur mon métier.

10) Quels sont vos projets à venir ?
Je reviens sur scène avec « Il était une fois Cloclo » vendredi 22 avril 2022 à 20h30 au théâtre Francis Gag.
Ce spectacle a été annulé en avril 2020 à cause de la pandémie, repoussé 4 fois. 
Un autre spectacle arrive prochainement en duo et un 3ème en préparation pour fin d’année 2022 début 2023. Ces deux spectacles n’ont rien à voir avec Cloclo. D’autres surprises dans mon métier d’animateur arrivent également et j’ai hâte de vous faire découvrir tout ça. 

11) Quelle est votre vision actuelle de Nice : urbanisme, vie sociale et ambiance ?
Nice depuis quelques années a pris un coup de jeune assez flagrant.
Nice se modernise et c’est génial pour tous. Accessibilité, transport entre quartier, la solidarité Niçoise est de plus en plus forte depuis tout ce qui s’est passé en 2016, la tempête dans l’arrière-pays, la pandémie.
A travers ces drames, Nice est solidaire. Beaucoup de chose se passe ici qui donne l’occasion de se divertir et ça fait du bien.

12) Avez-vous des hobbys, que faites-vous pour vous détendre ?
Pour me détendre, c’est le sport avec une playlist dans mon casque pendant que je cours, évidemment chanter, les humoristes, je suis un dingue de l’humour. J
‘ai eu la chance d’avoir la responsabilité d’une salle de spectacle qui était le Jazz Comédie Club : on m’avait confié la programmation, c’était un honneur pour moi. 

13) Vous lisez ? Quel est votre livre du moment ?
Je pourrais citer des auteurs pour faire bien : Richard POGLIANO sur les ʺMystères et Curiosités de Niceʺ, Marc LEVY ʺt si c’était vraiʺ.
Je lis et j’apprends beaucoup de texte pour la scène.

14) Votre musique du moment ?
« Bruxelles Je t’aime » d’Angèle, car elle parle de son attachement, de ses racines et « Nous » de Julien Doré, car mon fils Hugo qui a 5 ans aime les dinosaures dans son clip…
Mais cette chanson nous ramène aux fondamentaux et à des choses simples, et c’est important pour garder les pieds sur terre et être heureux surtout en ce moment.  

15) Avez-vous un rêve, lequel ?
Aller le plus loin possible dans mon métier, réaliser de grands projets et continuer à aimer ce que je fais et en profiter avec ma famille. 

Merci, Loric.