NICE, L’OPERA

L’Opéra de Nice est un théâtre lyrique municipal situé dans le Vieux-Nice.

Il est géré par la ville de Nice en régie municipale directe et compte plus de 1 000 places.
Le bâtiment se présente dans un tissu urbain imbriqué avec deux façades principales : l’une au sud, sur un bord de mer nommé quai des États-Unis, jadis occupé par les remparts et des baraques de pêcheurs, l’autre au nord, avec l’entrée de l’édifice donnant sur la rue Saint-François-de-Paule.
Il est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 31 mars 1992.

Un premier opéra (1776-1826)
En 1776, la famille Maccarani construit un théâtre sur le site actuel de l’opéra.
Avec l’essor de la ville, il faut construire une salle plus grande et plus confortable, aussi le théâtre Maccarani est démoli en 1826 et reconstruit deux ans plus tard.
La façade principale donnait sur la rue Saint-François-de-Paul car le quai des Etats-Unis n’existait pas et l’arrière de l’édifice donnait directement sur une plage encore encombrée de baraques et de barques de pécheurs.

Un théâtre mondain et politique


Le théâtre royal proposait plusieurs fonctions.
La principale concernait évidemment la production de spectacles et de concerts.
Afin d’offrir aux Niçois et aux hivernants les plus récentes créations lyrics, une deuxième fonction consistait en l’organisation des fêtes et de bals.
Cette pratique, était utilisée en particulier après la création du Carnaval moderne, en 1873, pour organiser le Veglione qui accompagnait les festivités.
La dernière fonction, souvent d’ailleurs liée à la précédente, était associée à la célébration de grands évènements politiques.
En 1860, ce fut sur cette même scène que l’on célébra avec autant de conviction la France et son souverain, Napoléon I

L’incendie et la reconstruction
Le pire ennemi des théâtres, en ces temps-là, était le feu.
Le 23 mars 1881, au début d’une représentation de Lucia di Lamermoor, le feu se communiqua de la rampe au rideau de scène, la salle, les coulisses et les dessous.
Les difficultés d’évacuation se conjuguèrent à la faiblesse des moyens de secours. Quand le brasier fut éteint, il ne restait du Théâtre royal que ses quatre murs de façade et l’on dégagea soixante-trois corps qui furent transportés dans l’église voisine de Saint-François-de-Paul transformée en chapelle ardente.

La municipalité d’Alfred Borriglione rouvrit rapidement le débat sur la nécessaire reconstruction sur le même site moyennant une extension dont fut victime l’immeuble voisin.
Les travaux confiés à l’architecte municipal François Aune, furent achevés en 1885. Il est inauguré le 7 février 1885 avec Aïda de G.Verdi.
En 1906, l’entrée de l’opéra est déplacée de la rotonde d’angle au centre de la façade nord. Depuis, sa physionomie n’a guère changé.

Sources notoires pour l’écriture de cet article : Centre du Patrimoine – Sus lu barri, Roger Isnard…

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