LES MUSÉES

Important : Les manifestations de notre agenda sont régulièrement mises à jour selon les informations qui nous sont communiquées par leurs organisateurs. Toutefois, nous vous conseillons, par mesure de précaution, de vérifier les informations directement auprès du lieu de l’événement, avant de vous y rendre…


NEWTON, RIVIERA

Jusqu’au 13 novembre 2022

Le titre de l’exposition circonscrit clairement une géographie, celle de la Côte-d’Azur jusqu’à Bordighera, en Italie, que Helmut Newton a photographiée depuis les années 1960, jusqu’à sa disparition au début des années 2000. « Newton, Riviera » est ainsi prétexte à explorer différemment l’œuvre d’un photographe majeur du XXsiècle, à travers des images désormais célèbres, comme d’autres rarement présentées au public.
« J’aime le soleil ; il n’y en a plus à Paris », aurait déclaré Helmut Newton à l’officier monégasque en charge d’instruire son dossier. Nous sommes en1981, Newton a soixante et un an et il s’est imposé au fil de séries audacieuses, repoussant sans cesse les limites de l’acceptable, comme un des plus grands photographes de mode de sa génération.
Son installation à Monaco n’a rien d’une retraite, bien au contraire. Cette période qui court de 1981 à 2004 (date de sa mort) est une des plus prolifiques et, sans conteste, la plus libre de sa carrière. Monaco offre à Newton un cadre original à ses photographies de mode.
Il a utilisé les chantiers de construction de la ville comme décors pour des campagnes de maisons de haute couture et le garage de son immeuble pour plusieurs séries mode.

VILLA SAUBER
17, avenue Princesse Grace
98000 Monaco


CHRISTIAN BÉRARD,
EXCENTRIQUE BÉBÉ

Jusqu’au 16 octobre 2022

« Christian Bérard, Excentrique Bébé » s’inscrit dans la continuité d’un programme d’expositions consacré à l’esthétique révolutionnaire développée par Serge Diaghilev à Monte-Carlo. Préfigurant certains aspects de l’art contemporain, l’approche transdisciplinaire du fondateur des Ballets russes a entraîné une transformation radicale des arts décoratifs dans les années 1910 et 1920 et continue d’exercer une influence durable sur les arts visuels et la performance.
Après les expositions « Portraits d’Intérieurs » et « Designing Dreams, a Celebration of Leon Bakst », Célia Bernasconi, conservatrice en chef du NMNM, prolonge le dialogue initié en 2014 avec l’artiste Nick Mauss pour redécouvrir à travers cette nouvelle exposition, l’extraordinaire modernité de Christian Bérard, que ses amis surnommaient affectueusement Bébé.
Adoptant un regard décentré, l’exposition s’appuie sur la notion de « modernisme excentrique » définie par l’Universitaire américaine Tirza True Latimer, qui propose une relecture inclusive pour revaloriser les artistes relégués à la marge d’une histoire officielle de l’art.
Excentrique, Bérard a œuvré librement dans de nombreux cercles et domaines artistiques. Décorateur et costumier de théâtre et de cinéma, dessinateur de mode, ensemblier, il lui fut trop longtemps reproché de se disperser dans les arts dits « mineurs », au détriment de sa peinture.
Excentrique, ce Bébé au visage poupon reçoit dans sa chambre et pose régulièrement, allongé dans son lit. Ses portraits, mis en relation avec les décors qu’il conçoit pour la scène et le cinéma mais aussi avec ses plus prestigieux décors d’intérieurs, expriment une théâtralisation exubérante de l’intime.
Excentrique, c’est loin de Paris, auprès de ses amis et mécènes résidant sur les bords de la Méditerranée, qu’il crée parmi ses œuvres les plus emblématiques, souvent inspirées des peintres italiens du Quattrocento.

VILLA PALOMA
56, boulevard du Jardin Exotique
98000 Monaco


LOUIS DE FUNÈS – L’EXPOSITION
Dans le cadre du Musée éphémère du cinéma

Jusqu’au 21 août 2022

Une exposition produite par La Cinémathèque française, Paris. 
L’exposition revient sur la centaine de rôles incarnés par Louis de Funès, dont les succès sont régulièrement vus et revus en France et dans le monde, et qui est désormais célébré par cinq générations de spectateurs.
Elle montre et décrypte les sources d’inspiration et les ressorts comiques de Louis de Funès, notamment à travers son génie burlesque de l’observation qui l’a conduit au sommet du box-office à 50 ans.
Cette exposition est une invitation à découvrir l’acteur sous toutes ses facettes à travers la réunion de près de 300 œuvres.
Parmi celles-ci, on retrouve la 2CV du Corniaud, la DS de Fantômas, la robe de la Reine d’Espagne dans la Folie des Grandeurs, le costume de Rabbi Jacob… mais aussi des photographies, des peintures, des dessins, des sculptures, des documents d’époque et des extraits de films qui donnent envie de revoir tous ces grands classiques.
Le commissariat de l’exposition est assuré par Alain Kruger, avec le concours de Thibaut Bruttin.

Lieu de l’exposition : hall Méditerranée du Palais des festivals et des congrès

Palais des festivals et des congrès
1 boulevard de la Croisette
06400 Cannes


#cannes #louisdefunes #palaisdesfestivals

ÉCLATS DE STARS
Photographies de Gilles Traverso

Jusqu’au 21 août 2022

Le photographe Gilles Traverso présente ses clichés de célébrités du Festival qui ont défilé sur le tapis rouge cannois depuis sa création.

Palais des festivals et des congrès
1 boulevard de la Croisette
06400 Cannes


« LES PEINTRES PAYSAGISTES »

Jusqu’au 31 décembre 2022

À la Belle Époque, dans les familles bourgeoises, il était bien vu pour les jeunes filles ou les jeunes gens de pratiquer un sport ou un art d’agrément pour parfaire son éducation.
Au nombre de ces activités figurait la peinture, qu’il s’agisse d’aquarelle ou d’huile.
Les modèles traités étaient le plus souvent les paysages à l’entour.
Après une période d’initiation, certains renonçaient à se perfectionner et d’autres continuaient toute leur vie, pour le simple plaisir.
Dans « La Caricature » revue d’Albert ROBIDA du 16/04/1881, on peut lire :
« Le peintre amateur est une variété que l’on peut rencontrer à Paris, mais qui fleurit principalement en province. Rien ne pousse, paraît-il, à se livrer aux Beaux-Arts, comme la solitude des Préfectures ».
Si l’on s’ennuie dans les Préfectures, imaginez ce qu’il peut en être dans les Sous- Préfectures et les chefs-lieux de canton !
Parmi tous ces peintres amateurs, certains, en raison de la reconnaissance d’un véritable talent, deviendront des professionnels…

LE MUSÉE DE LA CARTE POSTALE
4 avenue Tournelli 06600 Antibes


Catherine Larré

Jusqu’au 11 septembre 2022

Catherine Larré compile, collectionne et archive des images.
Créant ainsi un vaste catalogue, sans cesse renouvelé, elle y puise pour en extraire une matière première à tordre, à transformer.
Une sorte de terre glaise, un matériau brut qui constitue un socle sur lequel la photographe va déployer un procédé de strates et de dépôts. S’appuyant sur une mécanique de prises de vues successives, une photographie de la photographie mise en scène et en lumière à partir de découpages et de choses, d’objets, attrapés, découpés, positionnés, collés puis empilés, associés, pendus, dissous, dans des coïncidences complexes, dans des suspensions arbitraires, dans des équilibres fragiles, l’image peut enfin, prendre figure.

Musée de la photographie
1, Place Pierre Gautier
06300 Nice


Heureuse Préhistoire
Humour et Préhistoire, en hommage au dessinateur Pierre Laurent.

Jusqu’au 25 Septembre 2022

Pierre Laurent, Ingénieur de Recherche au CNRS, Préhistorien et dessinateur scientifique a réalisé, durant de nombreuses années, les dessins destinés aux publications du célèbre Préhistorien François Bordes et des équipes de l’Institut du Quaternaire de Bordeaux.
En marge de son activité scientifique, Pierre Laurent a publié, en 1965, un livre savoureux intitulé Heureuse Préhistoire, aux éditions Pierre Fanlac. Il présente des dessins humoristiques permettant de raconter différents aspects de la Préhistoire et de la recherche en archéologie préhistorique.
Cet ouvrage, devenu un classique, est aujourd’hui introuvable. Nous nous proposons donc, dans le cadre de cette exposition, de montrer au public ces œuvres accompagnées d’explications destinées à contextualiser le sujet des différents dessins pour les mettre en perspective avec nos connaissances actuelles.
C’est ainsi que le Musée de Préhistoire de Terra Amata, avec la complicité de Béatrice Laurent, fille du dessinateur, propose de montrer ces œuvres au public. Elles sont accompagnées d’explications permettant de les contextualiser face à nos connaissances actuelles. Une trentaine de dessins, des objets et des ouvrages relatifs à Pierre Laurent sont ainsi présentés.
Le Musée de Préhistoire de Terra Amata est installé sur le lieu de la fouille du site du même nom, qui a livré les plus anciens foyers de l’histoire de l’Humanité, datant de 400 000 ans.
La muséographie présente les dernières découvertes et offre aux visiteurs un parcours interactif et ludique.
Elle expose également la vie des premiers Niçois au sein de leur environnement, ainsi que la première grande révolution de l’Humanité :
la domestication du feu.

Musée de Préhistoire de Terra Amata
25 Bd Carnot, 06000 Nice


ENFANCES RÊVÉES
BONNARD, LES NABIS ET L’ENFANCE

Jusqu’au 6 novembre 2022

Plusieurs grands noms sont au rendez-vous autour de Pierre Bonnard : Maurice Denis, Aristide Maillol, Paul Ranson, Ker-Xavier Roussel, Félix Vallotton, Édouard Vuillard notamment. Ces immenses artistes ont chacun à leur manière dressé d’attendrissants portraits d’enfants, seuls ou au sein de leur propre famille ou au cœur de leurs espaces picturaux.
Cette exposition originale est construite autour de 4 chapitres : Scènes de rue & promenades, Jardins publics & Jardins privés, Scènes de famille – entre jeux et éducation et Illustrations, Contes & Photographies qui viennent illustrer avec pertinence la vision multiple qu’ils ont de l’enfant.
Les Nabis avec leurs différences sont su évoquer cette innocence émerveillée du monde de l’enfance ou au contraire sa duplicité et transforment par leur perception ces moments ordinaires en extraordinaires.

Une exposition à bien regarder pour se laisser porter dans une certaine félicité.

Musée Bonnard
16 boulevard Sadi Carnot
06110 LE CANNET


Portraits de réfugiés ukrainiens
un projet du photographe Olivier Roller

Jusqu’au 31 janvier 2023

Durant l’hiver 2022, à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, Olivier Roller a accueilli chez lui, à Paris, de jeunes ukrainiens réfugiés.
À partir de ces rencontres, nouées dans ce contexte tragique, le photographe a créé de saisissants portraits.

Prenant la forme de courtes vidéos, les images d’Olivier Roller sont frontales et dépouillées : les corps, les visages, cadrés de près, se livrent à l’objectif du photographe qui se focalise lentement sur le regard, fixe ou lointain, de ces jeunes femmes et hommes. Leurs voix qui partagent leur récit, rendent palpables leurs existences bouleversées : des voix cassées qui, au-delà des mots, portent les souvenirs cruels, le doute et parfois le sentiment de culpabilité ; des voix fermes également qui disent leur énergie, leur courage et leur engagement à aider leurs compatriotes.
Ce face-à-face, sans filtre, nous ouvre les yeux sur des destins humains singuliers qui traversent les épreuves de la guerre. Leur présence donne soudain corps à cette abstraction lointaine qu’est la guerre perçue à distance. Les témoignages, auxquels se mêle parfois la voix de l’artiste, racontent l’arrachement du pays natal, le périple angoissant, le quotidien précaire, rythmé par l’incertitude et la quête des moyens de survie, mais aussi les pensées accaparées par la nostalgie, l’inquiétude pour les proches. Loin de tout misérabilisme, le regard d’Olivier Roller souligne la dignité et la puissance des citoyens ukrainiens que la violence et la guerre ont transformés, du jour au lendemain, en réfugiés.
Face aux tourments de l’Histoire d’hier et d’aujourd’hui, les artistes nous placent également face à des questions : celles de nos responsabilités et du choix d’accueillir – ou non – la détresse, physique et morale, engendrée par la guerre.

Musée national Marc Chagall
Av. Dr Ménard, 06000 Nice

BAS LES MASQUES

Jusqu’au 2 octobre 2022

Cette exposition propose des pièces de céramiques à six mains, réalisées dans l’Atelier Buffile à Aix-en-Provence et l’Atelier van Lith à Biot.
Les œuvres présentées ont été créées en utilisant une combinaison de différentes techniques alliant la sérigraphie et la chromographie.
C’est aussi et surtout une histoire de rencontre et d’amitié entre la famille Buffile et Jean-Paul van Lith qui a permis ce travail d’exploration puis de mise au point et de perfectionnement, avec chacun son savoir-faire, dans le respect de l’autre.
Ce sont tous trois des artistes confirmés et reconnus qui sont en perpétuelle recherche de nouveaux horizons et de techniques nouvelles afin de faire progresser leur art, sans limites, pour notre plus grand plaisir.
Le thème du masque est depuis la nuit des temps le compagnon de l’homme.
Il peut fasciner ou renforcer son pouvoir de mystère.
C’est aussi un enjeu de la dissimulation et Bas les masques est aussi une mise à nu des corps et des âmes, représentée par des sérigraphies de nus intemporelles.

Musée d’Histoire et de Céramique biotoise
9 rue Saint Sébastien, 06410 BIOT



AU CŒUR DE L’ABSTRACTION COLLECTION DE LA FONDATION GANDUR POUR L’ART

Jusqu’au 20 novembre 2022

Pierre Soulages, 1958

En cet été 2022, la Fondation Maeght dévoile près de 120 œuvres de la Fondation Gandur pour l’Art (Genève) et propose une immersion passionnante dans l’abstraction des années 1950 à 1980.

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, alors que nombre d’artistes européens exilés aux États-Unis reprennent le chemin de la France, Paris redevient une place forte de la création et reprend sa place de capitale culturelle mondiale. Une soif de liberté vissée au corps ainsi qu’un besoin impérieux de repenser la peinture après les années de guerre, des artistes du monde entier retrouvent leurs ateliers abandonnés durant l’occupation allemande et participent à une période d’effervescence créatrice, qu’elle soit artistique, littéraire ou cinématographique.
Si les brèches ouvertes par les avant-gardes de la première moitié du XXe siècle restent un ferment important après-guerre, l’art abstrait se renouvelle, de l’expression la plus gestuelle aux questionnements sur la matière, les supports et les techniques.

Fondation Maeght
623, Chemin des Gardettes
06570 Saint-Paul de Vence


Nouveau regard sur l’Australie

Jusqu’au 09 octobre 2022

Neuf créateurs sont réunis pour cette exposition consacrée à l’Australie, qui s’articule autour du questionnement suivant : comment réagit l’artiste à son environnement, en l’occurrence l’environnement australien ?

Quelles sont ses sources d’inspiration dans la nature et en quoi celles-ci sont-elles représentatives et uniques, étant spécifiques à l’Australie et à nul autre pays ?
Avec la participation de Ruby Aitchison, Robert Baines, Pearl Fearn-Wannan, Kiko Gianocca, Nicky Hepburn, Linda Hughes, Christopher Milbourne, Vicky Shukuroglou et Katherine Wheeler.

Musée du Bijou contemporaiN
Espace Solidor
Place du Château – Haut-de-Cagnes


Maurice Mendjizky
De Montparnasse à la Côte d’Azur

Jusqu’au 7 novembre 2022

Le château-musée Grimaldi de Cagnes-sur-Mer présente du 11 juin au 7 novembre 2022 une exposition consacrée au peintre Maurice Mendjizky, portraitiste et paysagiste à la palette haute en couleurs.
Né en Pologne en 1890, il choisit au lendemain de la Première Guerre mondiale de s’installer à Paris puis au début des années 1920  sur la Côte d’Azur, séduit par la lumière et les paysages méditerranéens.
L’exposition pour laquelle ont été réunies une cinquantaine d’œuvres, retrace la vie de l’artiste, riche d’évènements et de rencontres,  et s’attache à montrer l’évolution de la production artistique, puissante et variée, de ce peintre de la première École de Paris, encore trop méconnu !

Château-musée
Place Grimaldi
06800 Cagnes-sur-Mer


Photographies de Michel Eisenlohr
Palmyre Images de Syrie

Jusqu’au 30 octobre 2022

Exposition temporaire : Dix-huit photographies de la ville romaine de Palmyre ont été sélectionnées pour l’exposition. Immergées dans les collections du musée d’Archéologie d’Antibes, avec lesquelles elles entrent en résonnance, elles convient le visiteur à un voyage immobile, au plus près des œuvres antiques.

« Invité en 2002 au festival de photographie d’Alep, Michel Eisenlohr décide de prendre la route depuis Marseille. À l’instar des écrivains qui ont réalisé leur « voyage en Orient » au XIXe siècle, il appréhende ce territoire au fil des kilomètres : Alep, Damas, enfin Palmyre et le désert. En guise de carnet de voyage, un appareil photo argentique et le parti pris du noir et blanc. »

Musée d’Archéologie
Bastion Saint André
06600 ANTIBES


« Chemins de vie »
de l’artiste Nicole Brousse

Jusqu’au 18 septembre 2022

Au fil de mes explorations à travers ma quête intérieure et de mon travail, je prends conscience que tout est lié et que tout se complète.
Je me fais appeler « femme sculpteur et sculpteur de femmes » et lorsqu’on me demande pourquoi je ne fais que des femmes : je réponds que « Je suis une femme et qu’il me semble plus juste de partir de ce que l’on connait le mieux, afin d’approfondir des thèmes d’ordre universel.
Il s’agit de retrouver l’essence même de la vie à travers mes œuvres en ouvrant grand les yeux, l’esprit et les ailes. Après avoir été guerrières et héroïques, ces femmes grandissent, se font plus sereines et plus énigmatiques. En tant qu’artiste nous servons de passerelle, nous essayons de matérialiser des choses immatérielles et c’est ce qui m’intéresse. »

Espaces exposition, les Arcades
Rue d’Antibes Juan-les-Pins
06600 ANTIBES


 » La contamination blanche »
Florian Ruiz

jusqu’au 17 octobre 2022

Une exposition de photographies de Florian Ruiz

L’exposition qui démontre l’impact radioactif de Fukushima

Sur les hauteurs enneigées de Fukushima au Japon, Florian Ruiz photographie les traces de la contamination radioactive dues à la catastrophe survenue en mars 2011. Équipé d’un compteur Geiger, il mesure l’ampleur de la contamination en becquerel (Bq). Cette unité permet de mesurer l’activité d’une matière radioactive en évaluant, par seconde, le nombre de désintégrations des atomes. Puis, par la superposition d’images, Florian Ruiz donne à voir cette altération de la matière. Les effets de transparence, les perspectives brisées donnent naissance à des formes en mouvement, un monde de l’impermanence comme dans les estampes traditionnelles. Il crée ainsi une déformation du réel, une mutation des paysages qui révèle un danger caché derrière leur blancheur immaculée.

Florian Ruiz, photographe français engagé

Photographe français, Florian Ruiz vit et travaille depuis 15 ans à Tokyo. En se lançant dans la photographie, il choisit de s’intéresser à des sujets sociaux et environnementaux. Tant à Fukushima, frappé par l’accident de la centrale nucléaire suite à un tsunami, que sur le site chinois de Lob Nor (province du Xinjiang), où 45 essais d’armes nucléaires ont été effectués entre 1964 et 1996, Florian Ruiz documente le rapport de l’homme à la nature en révélant la menace de la radioactivité dans des paysages à l’apparente beauté préservée. Ses derniers projets portant sur la mise en image de la contamination radioactive ont été récompensés par de nombreux prix (Sony World Photography Award – 2018, Art Photography Award – 2018, Felix Schoeller Award – 2017, Bourse du Talent – 2017) et ont fait l’objet de plusieurs expositions dans le monde.

Musée des arts asiatiques
405, promenade des Anglais – Nice

Filiations 2

Jusqu’au 26 mars 2023

Artistes : Karina Bisch, Gabrielle Conilh de Beyssac, Fabien Gharbi, Camila Oliveira Fairclough, Hugo Pernet, Gilles Pourtier, Linda Sanchez, Hugo Schüwer Boss, Xavier Theunis …. Ainsi qu’une sélection d’artistes de la Collection Albers-Honegger : John Armleder, Cécile Bart, Max Bill, Marcelle Cahn, Eduardo Chillida, Sonia Delaunay, herman de vries, Piero Dorazio, Christoph Haerle, Gottfried Honegger, Shirley Jaffe, Tatiana Loguine, Olivier Mosset, Aurelie Nemours, Adrian Schiess, Sean Scully, Kimber Smith, Franz Erhard Walther…
L’Espace de l’Art Concret possède une collection d’oeuvres d’art — riche et unique en France — relevant d’une tendance résolument non figurative.
Cette collection de presque 700 oeuvres, qui regroupe 180 artistes de multiples nationalités, s’est constituée par touches multiples, par affinité programmatique, esthétique et affective. Sybil Albers et Gottfried Honegger ont fait des choix, durant leur vie entière, afin de faire grandir cette collection dont ils ont fait don et qui appartient désormais à l’Etat.
Le concept de l’exposition Filiations prolonge ce regard porté sur la création « vivante » en invitant une sélection d’artistes de la nouvelle génération à choisir au sein de la collection Albers-Honegger des oeuvres avec lesquelles ils se sentent en « résonance ». Les artistes invités à participer à ce projet partagent avec l’histoire de l’abstraction et de ses ramifications des liens spécifiques. Ils s’inscrivent dans une filiation plus ou moins naturelle, qui comme toute les histoires de famille, se construit dans une relation plus ou moins ténue, plus ou moins directe et affirmée, mais toujours dans une recherche constante et essentielle d’autonomie.
Au-delà des liens formels et conceptuels existants, il s’agit aussi de tenter de saisir en quoi dans le parcours d’un artiste, la figure d’un autre artiste, la présence de son oeuvre, peuvent créer une incidence…

Espace de l’Art Concret
Château de Mouans
06370 Mouans-Sartoux

Anne-Valérie Gasc Machines aveugles

Jusqu’au 16 octobre 2022

Anne-Valérie Gasc élabore des stratégies précises de démolition (onde de choc, sabotage hydraulique, affaiblissement de structures, embrasement) qui mettent en crise la certitude de nos espaces construits.
Ses œuvres sont autant de dispositifs qui impriment ou filment à l’aveugle, logeant l’avènement de l’art dans ce qui échappe au prévisible et au contrôle.
Ce principe de création traduit chez l’artiste une volonté d’interroger notre époque dont les ambitions sociales et politiques, d’apparence généreuses et modernistes, semblent inévitablement s’effondrer.
L’exposition présente la série Crash Box, expérimentation vidéo qui donne à voir, de manière inédite, des bâtiments démolis par foudroyage depuis un point de vue intérieur, au plus proche des charges explosives. Les images ainsi capturées manifestent, dans le presque rien à voir de l’effondrement, l’échec du projet social porté par cette architecture de la reconstruction.
Enfin, spécialement produite pour l’exposition, l’œuvre Première ligne renvoie aux croix de Saint-André qui soutiennent souvent l’architecture vernaculaire et dont l’explosion de lumière remet en question, ici, le principe de confortement.

Espace de l’Art Concret
Château de Mouans
06370 Mouans-Sartoux

Gilles Clément
Si les parallèles se croisent…

Jusqu’au 16 octobre 2022

Jardinier, paysagiste et botaniste, Gilles Clément fut invité à imaginer la réhabilitation du parc du château de Mouans-Sartoux en 2004, qui a ac- compagné l’ouverture du bâtiment de la Dona- tion Albers-Honegger, fruit des architectes suisses Gigon & Guyer.
Connu dans le monde entier pour ses jardins et ses engagements écologiques et poli- tiques en faveur d’une coopération avec la nature, il est l’inventeur des concepts de « Jardin en mouvement », « Jardin planétaire » et « Tiers-paysage », prônant la nécessaire coopération avec la nature qui conduit le jardinier à « obser ver plus et jardiner moins ».
Le parcours mettra l’accent sur ces trois concepts fondateurs à travers des documents, photogra- phies et témoignages. Derrière ces notions apparaissent en filigrane les valeurs qui n’ont cessé d’animer le paysagiste : les voyages et la rencontre avec l’autre, la transmission et la création. Toutes rejoignent la philosophie et le projet portés par Gottfried Honegger et l’eac. depuis 1990.
L’exposition sera aussi l’occasion de présenter une sélection d’éléments d’archives issus des deux réalisations de Gilles Clément dans le parc du château de Mouans en 2004 et 2022.

Espace de l’Art Concret
Château de Mouans
06370 Mouans-Sartoux

Denis Dailleux, photographe des parfums

jusqu’au 2 octobre 2022

Avant de vivre de sa photographie, Denis Dailleux travaille pendant dix ans pour Christian Tortu, le fleuriste qui révolutionne la composition florale dans les années 1980 à Paris. Photographe attentif et patient, l’artiste a une approche très personnelle du portrait. Il possède le talent de capturer l’intensité d’une expression, un regard, une position du corps. Il joue avec les zones d’ombre et de lumière pour donner à ses images une plastique picturale. 
Entre couleurs, fleurs et odeurs, l’artiste raconte l’Inde et tisse une iconographie immédiatement reconnaissable. Réalisées au moyen d’un boîtier argentique 6 × 6, les compositions du photographe sont des bouquets de senteurs et de couleurs parfaitement agencés où posent tour à tour hommes et fleurs. Denis Dailleux porte sur eux un regard sensible, aimant. De la fragilité des vies et des végétaux, il exalte une beauté incroyable.
Ses photographies sont des poèmes.
Située dans les salles du rez-de-jardin du musée, l’exposition est composée d’une trentaine de photographies réparties sur deux salles, tandis que la découverte olfactive se situe à la fin du parcours scénographique. Dans cette dernière salle – totalement noire – est diffusée la création parfumée de Shyamala Maisondieu. Préservé de toute nuisance visuelle, le visiteur est plongé dans l’obscurité pour éveiller pleinement son sens olfactif et s’évader en Inde les yeux fermés.

Musée Jean-Honoré Fragonard
14 rue Jean Ossola 06130 Grasse

Flos Vitae. Histoire naturelle des fleurs

Jusqu’au 9 octobre 2022

Les fleurs semblent connues de tous, mais ces pièces anatomiques végétales recèlent une complexité et une diversité nimbées de mystères.
« Flos Vitae. Histoire naturelle des fleurs » révèle la diversité et la richesse de la flore sauvage en parcourant l’histoire de la botanique locale, de la Renaissance à nos jours.
L’exposition décrypte ce qui différencie les fleurs d’autres pièces végétales, leurs caractéristiques et les interactions avec les autres organismes vivants.
Elle rassemble pour ce faire un remarquable ensemble d’objets originaux, de spécimens d’histoire naturelle (herbiers, animaux naturalisés…) et des représentations graphiques comme des aquarelles ou des lithographies.
Le Muséum d’Histoire naturelle de Nice célèbre la fleur en dévoilant la palette végétale exceptionnelle et emblématique de la région niçoise.
Immersion garantie dans un monde où les fleurs sont ré-enchantées !

Musée d’Archéologie de Nice
Cimiez

160, avenue des Arènes de Cimiez à Nice

LES YEUX BRÛLANTS DE COULEURS
Rétrospective André Marzuk, opus 2

Jusqu’au 18 décembre 2022

Le CIAC présente le foisonnement créatif de l’œuvre d’André Marzuk sur cinquante années de travail. L’exposition rassemble près de 70 pièces – peintures, dessins, céramiques, installations – des plus iconiques aux plus récentes, ainsi que plusieurs créations spécialement réalisées pour cette rétrospective.

Après les Musées de La Citadelle de Villefranche-sur-Mer au printemps, le Centre international d’art contemporain présente au château de Carros la suite de « Panorama d’une œuvre », la rétrospective en deux parties consacrée à l’œuvre de l’artiste plasticien André Marzuk, des années 1968 jusqu’à nos jours. Cet opus 2 « Les yeux brûlants de couleurs », expose au CIAC le foisonnement créatif de l’œuvre sur cinquante années de travail. L’exposition rassemble près de 80 pièces – peintures, dessins, céramiques, installations – des plus iconiques aux plus récentes, ainsi que plusieurs créations spécialement réalisées pour cette rétrospective.
Né en 1948, Marzuk vit et travaille à Nice. Études à l’École Nationale des Arts Décoratifs de Nice et à l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris. Son travail s’inscrit dans une expression contemporaine nourrie de poésie, de musique, de philosophie et de science. Une réflexion de plusieurs années l’engage dans une exploration de quelques universaux éthiques qui fondent notre humanité, une poétique de l’intime, une mise en lumière des profondeurs du Soi humain. Certain qu’une éthique de l’art et de l’artiste doit être inscrite au cœur de toute démarche artistique, Marzuk travaille à un art magnifiant notre part humaine.

Le CIAC – Château de Carros
Place du château
06510 Carros

CITATIONS

Jusqu’au 31 décembre 2022

Chaque année le MAMAC met en lumière des aspects méconnus de sa collection dans cet espace et propose des dialogues entre générations. Après « Elle, lui et Eros » ; le fonds Chubac et « Histoire(s) de l’œil », le musée rassemble cette année des peintures, photographies, collages et dessins qui se jouent de références à des œuvres de l’histoire de l’art.
Ces citations sont parfois parodiques et teintées d’humour. Certaines se veulent un écho quasi magique d’appropriation d’œuvres majeures, ancrées dans notre imaginaire collectif. D’autres encore restituent une émotion, peut-être de jeunesse, ou encore révèlent l’influence de grandes figures de l’histoire de l’art sur la pratique des artistes rassemblés ici, esquissant des filiations par-delà les générations et les siècles. Enfin, d’autres envisagent ces références comme un refuge, dans une nécessité de se sentir moins seul en peinture.
Plongez dans une histoire de compagnonnages, de citations et réinventions.

Légende : Laurence Aëgerter, R.F. 1937-1-0803041149 (Ecole de Fontainebleau),
2008, Collection MAMAC, Nice, © Adagp, Paris, 2022, photo : Muriel Anssens/Ville de Nice

MAMAC
Place Yves Klein
06300 Nice

Orsten Groom – Limbe

jusqu’au 18 septembre 2022

LIMBE
[Le Vroi dans la nuit]
Le mot « Limbe » signifie le bord, la bordure, et c’est au bord de mer que mon premier enfant est né cette année.

Ma vocation de peintre a traversé avec lui cette frontière entre l’origine, l’enfance de l’art et celle de ce nouveau-né voué à l‘avenir – lui aussi préhistorique, peut-être sans mémoire ou immémorial (cette fameuse emprunte de l’ange qui engendre les générations depuis la nuit des grottes par l’oubli). L’enfant, l’Infans est celui qui ne parle pas, qui se tient encore en état de grâce devant le langage et l’écriture. La peinture a 40 000 ans et j’en ai même pas 40.
Qui est le plus enfant ? Le plus ancien, l’ancestral, le premier – ou le dernier-né, le plus récent ? L’enfance du monde et de l’art se tient-elle à la source antédiluvienne, ou à l’opposé, à l’abord du présent, sur le seuil du « contemporain » ? Et que se passe-t-il quand l’un et l’autre se font face et se fascinent sur cette même crête ? Pourquoi les enfants sont-ils passionnés par les dinosaures, comme nous le demeurons tous et de tout temps par l’archéologie ?…

Simon Leibovitz – Grzeszczak (Orsten Groom), extrait du catalogue d’exposition

PAMoCC – Le Suquet des Artistes
7 rue Saint-Dizier
06400 Cannes

Agnès Varda
Plages, Cabanes et Coquillages

jusqu’au 18 septembre 2022

Agnès Varda est une réalisatrice majeure et reconnue pour ses films et documentaires. Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’elle a également créé des œuvres d’art contemporain : installations, maquettes, photographies et œuvres vidéo. Le Pôle d’Art Moderne et Contemporain de Cannes propose ainsi d’explorer son univers de vieille cinéaste, jeune plasticienne comme elle le dit elle-même. Comme dans son cinéma, Agnès Varda aborde avec ses œuvres plastiques les thèmes du quotidien, du souvenir, de l’intime et de l’universel
La Villa Domergue permet de découvrir les Cabanes, installations, images et maquettes autours de ses films.
L’exposition se poursuit à la Malmaison autour du thème de la mer, qui a souvent inspiré Agnès Varda.

Visite guidée disponible tous les jours et comprise dans le billet d’entrée.

PAMoCC – Villa Domergue
15 avenue Fiesole
Impasse Fiesole
06400 Cannes

SI TAHITI M’ÉTAIT CONTÉE

jusqu’au 13 novembre 2022

La Polynésie est à l’honneur au Musée des explorations du monde grâce à la collection qu’Edmond de Ginoux de La Coche a rapportée du Pacifique dans les années 1840.
L’exposition propose de se familiariser avec la personnalité et le parcours atypique de Ginoux, à une époque charnière pour cette région du monde.
Elle invite également à découvrir les petites histoires cachées derrière les objets tahitiens et marquisiens, témoins des relations privilégiées entretenues par Ginoux avec les Polynésiens.
Les dessins d’Adèle de Dombasle, compagne de Ginoux lors de son second périple en Océanie et en Amérique, viennent compléter ce carnet de voyage.

Musée des explorations du monde
Place de la Castre – Le Suquet
06400 Cannes

JEAN DUBUFFET
HUMEURS VENÇOISES

jusqu’au 13 novembre 2022

Jean Dubuffet à vécu et travaillé à Vence de 1955 à 1961, puis y a séjourné régulièrement jusqu’en 1966. Ce n’est pas la proximité de la mer qui attira Jean Dubuffet mais l’intérieur des terres. A sa façon, il est du côté de l’humus, du sol, des herbes, des plantes, de tout ce qui relève du vivant et du métamorphique, curieux de percer le mystère de la nature.
Observateur attentif du paysage montueux et de toutes les strates des couches sédimentaires qui le constituent, Dubuffet prenait plaisir à déambuler sur les chemins de l’arrière-pays vençois, au milieu de la végétation basse et des pierres calcaires blanches qui le tapissent.£De cette époque, son œuvre s’est grandement et diversement nourrie, comme en témoigne l’exposition qui lui est consacrée au Musée de Vence..

Musée de Vence
2 place du Frêne
06140 Vence

Nice, reine des fleurs

Jusqu’au 9 octobre 2022

Nice, reine des fleurs, au Musée Masséna, explorera les affinités historiques et électives de Nice avec les fleurs, leur évocation dans les décors des architectures de la ville, leur importance dans la diffusion de l’image de celle-ci, la place de leur production et de leur marché dans l’économie locale et leur usage dans les célèbres batailles de fleurs qui deviendront l’une des signatures de Nice.

La mythologie des fleurs
« Nissa regina de li flou », Nice reine des fleurs, proclame l’hymne Nissa la Bella. Nice a ainsi voulu associer son image à celle des fleurs comme le faisait déjà, au XVIIe siècle, Pierre Gioffredo (1629-1692) qui écrivait dans son Histoire des Alpes-Maritimes : « Sur le territoire de Nice poussent non seulement des fruits, surtout des oranges, des citrons et des cédrats, mais aussi les fleurs les plus précieuses qui donnent un gracieux spectacle en toute saison. » Il y a entre Nice et les fleurs une véritable association symbolique qu’illustrent les nombreuses affiches de promotion de la ville et qu’incarne la célèbre « poupée niçoise » dont la capeline et le tablier sont fleuris.

Musée Masséna
65, rue de France
Nice

NICK KNIGHT – ROSES FROM MY GARDEN

Jusqu’au 25 septembre 2022

Biennale des arts de Nice, cette exposition de Nick Knight regroupe une sélection complète de 40 œuvres de la série Roses from my Garden, présentées toutes ensemble pour la première fois depuis la création de la série.
« Avant tout, c’est juste une conversation entre moi et la rose. Mon travail de créateur d’images n’est pas seulement de vous montrer ce que vous pouvez voir, mais de vous montrer ce qui n’existe pas. La meilleure image est l’expression de l’esprit de l’artiste ». Nick Knight

Nick Knight est l’un des plus influents et visionnaires créateurs d’images. Explorant toutes les facettes de la mode à travers l’illustration, la photographie, la vidéo et l’image numérique, il est réputé pour ses collaborations révolutionnaires avec les plus grands couturiers et marques de mode. Roses from my Garden est l’expression de son désir constant d’expérimenter, de repousser les limites et de défier son public.  Cette série fait référence à la riche histoire de la peinture classique en s’inspirant du travail des peintres de nature morte des XVIe et XVIIe siècles comme Jan Brueghel l’Ancien et Jan van Huysum. Photographiées avec un iPhone, les images numériques  sont agrandies et filtrées par un logiciel qui utilise l’IA pour remplir l’espace entre les pixels, ce qui donne aux photographies leur aspect pictural, renforcé par l’intervention finale au crayon de Nick Knight.

Musée de la photographie
1, Place Pierre Gautier
06300 Nice


Portraits de réfugiés ukrainiens
un projet du photographe Olivier Roller

Jusqu’au 31 janvier 2023

Durant l’hiver 2022, à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, Olivier Roller a accueilli chez lui, à Paris, de jeunes ukrainiens réfugiés.
À partir de ces rencontres, nouées dans ce contexte tragique, le photographe a créé de saisissants portraits.

Prenant la forme de courtes vidéos, les images d’Olivier Roller sont frontales et dépouillées : les corps, les visages, cadrés de près, se livrent à l’objectif du photographe qui se focalise lentement sur le regard, fixe ou lointain, de ces jeunes femmes et hommes. Leurs voix qui partagent leur récit, rendent palpables leurs existences bouleversées : des voix cassées qui, au-delà des mots, portent les souvenirs cruels, le doute et parfois le sentiment de culpabilité ; des voix fermes également qui disent leur énergie, leur courage et leur engagement à aider leurs compatriotes.
Ce face-à-face, sans filtre, nous ouvre les yeux sur des destins humains singuliers qui traversent les épreuves de la guerre. Leur présence donne soudain corps à cette abstraction lointaine qu’est la guerre perçue à distance. Les témoignages, auxquels se mêle parfois la voix de l’artiste, racontent l’arrachement du pays natal, le périple angoissant, le quotidien précaire, rythmé par l’incertitude et la quête des moyens de survie, mais aussi les pensées accaparées par la nostalgie, l’inquiétude pour les proches. Loin de tout misérabilisme, le regard d’Olivier Roller souligne la dignité et la puissance des citoyens ukrainiens que la violence et la guerre ont transformés, du jour au lendemain, en réfugiés.
Face aux tourments de l’Histoire d’hier et d’aujourd’hui, les artistes nous placent également face à des questions : celles de nos responsabilités et du choix d’accueillir – ou non – la détresse, physique et morale, engendrée par la guerre.

Musée national Marc Chagall
Av. Dr Ménard, 06000 Nice

MARK DION. The Tropical collectors

Jusqu’au 17 octobre 2022

Depuis le début des années 2000, les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes inscrivent la création au cœur de leur projet artistique et culturel. Le musée national Pablo Picasso, La Guerre et la Paix, à Vallauris, explore plus particulièrement la question de l’engagement, en invitant des artistes actuels de renom à exposer au sein de la chapelle, en écho au chef-d’œuvre peint de Pablo Picasso (1881-1973).
L’artiste contemporain américain Mark Dion (né en 1961), explore les croisements entre art et science, vision et production de connaissance, collection et modes de présentation. En prenant la place d’un scientifique amateur, d’un collectionneur, d’un historien ou d’un biologiste, l’artiste porte un regard souvent humoristique mais critique sur les relations entre culture et nature.
Mark Dion relance les débats sur l’évolution de l’histoire naturelle, le rôle du scientifique et les (re)présentations de la nature et des systèmes écologiques en science dans les musées, les étalages ou les zoos. S’attachant à la déconstruction des représentations culturelles du monde naturel, l’artiste s’interroge sur les relations que nous entretenons, aujourd’hui, avec ce monde. Son travail, qui fait explicitement référence aux cabinets de curiosités, et se nourrit de l’histoire des musées, ne porte pas sur la nature mais sur l’idée de nature. L’artiste collecte des objets ordinaires et spécimens du monde vivant pour les organiser en des installations foisonnantes. Par le regroupement d’éléments aussi divers que squelettes, animaux naturalisés et en peluche, végétaux, bocaux étiquetés ou livres, il crée des espaces complexes, conçus comme des microcosmes et des espaces de fictions scientifiques.


Musée national Pablo Picasso | La Guerre et la Paix
Place de la Libération – 06220 Vallauris

Plein jour
Jean-Baptiste Bernadet

Jusqu’au 04 décembre 2022

L’exposition « Plein Jour » vous invite à une déambulation poétique dans La Citadelle, une forteresse militaire du XVI° siècle transformée depuis en centre d’art et de culture.
Ce patrimoine architectural exceptionnel accueille les œuvres de Jean-Baptiste Bernadet, artiste français né en 1978 et partageant sa vie entre la Belgique, la France et les Etats-Unis.
Formé aux beaux-arts de Rennes et à La Cambre à Bruxelles, Jean-Baptiste Bernadet est un artiste au-delà de toute temporalité, pour ne pas dire intemporel.
Ses toiles mais également ses émaux et ses bronzes proposent des palettes aux coloris tantôt vifs tantôt doux, des cascades de couleurs, des effets kaléidoscopiques, d’infinis nuanciers : du bleu, du rose, du jaune, et bien d’autres, dans une palette qui ne semble jamais avoir de fin.
Le travail contemplatif de l’artiste est à découvrir dans une expérience visuelle in situ et inédite, avec le soutien d’Almine Rech et de la FABA (Fundación Almine y Bernard Ruiz-Picasso para el Arte).


La Citadelle de Villefranche-sur-Mer
06230, Villefranche-sur-Mer

MATISSE DANS LA COLLECTION NAHMAD

Jusqu’au fin decembre 2022

Les œuvres de Matisse de la collection Nahmad sont toujours à admirer au musée Matisse.
Cet ensemble exceptionnel constitué d’une quinzaine de peintures est présenté en dialogue avec la collection permanente, offrant un riche panorama de l’œuvre de Matisse.
Nombre de ces tableaux, peints à Nice, ou à Vence, s’éclairent ici de la lumière qui les a vus apparaître.

Feuilletez le catalogue

Musée Matisse
164 Av. des Arènes de Cimiez, 06000 Nice

FLEURAISONS BAROQUES

jusqu’au 9 janvier 2023

Au palais Lascaris, joyau du baroque civil à Nice, la fleur est partout !
Dissimulée dans l’architecture du Palais et ses collections, on la retrouve dans de nombreux détails.
Dans une déambulation sensorielle et poétique ponctuée par les œuvres de l’artiste niçoise Ève Pietruschi, le visiteur est invité à voir, sous un nouveau regard, le Palais Lascaris en chinant les fleurs !
Avec l’exposition Fleuraisons baroques, le Palais Lascaris met à l’honneur le motif floral, élément décoratif de prédilection des XVIIe et XVIIIe siècles. L’architecture du palais, ses décors mais aussi les collections (objets mobiliers, céramiques, textiles, instruments) offrent, dans une grande diversité de techniques, un foisonnement d’ornements floraux.

PALAIS LASCARIS
15 rue Droite
06300 Vieux Nice

ARTEMISIA
Eve Pietruschi

jusqu’au 9 janvier 2023

Le Palais Lascaris donne carte blanche à l’artiste niçoise Eve Pietruschi, pour son exposition Artemisia. L’artiste a pris le temps de s’imprégner du lieu et de ses collections qu’elle investit avec ses travaux en partie pensés et réalisés pour l’occasion. Elle sème dans le musée ses créations poétiques et ses cueillettes locales. Ces œuvres florales prennent sens : fleurs séchées, empreintes de fleurs, offrandes et autres créations issues de la nature, viennent en écho aux éléments décoratifs baroques et floraux du palais. Elles créent des espaces de poésie et de replis, conduisent à un éveil des sens.

PALAIS LASCARIS
15 rue Droite
06300 Vieux Nice

RESPIRER L’ART, QUAND L’ART CONTEMPORAIN SUBLIME L’UNIVERS DU PARFUM

Jusqu’a mars 2023

Le Musée International de la Parfumerie à Grasse propose jusqu’en mars 2023, une exposition collective dédiée aux liens entre le parfum et l’art contemporain. Ces regards croisés d’artistes constituent un témoignage actuel sur le monde des odeurs aujourd’hui à Grasse, berceau historique des savoir-faire de la parfumerie. L’olfaction est devenue un médium de prédilection pour une génération d’artistes qui n’hésite pas à collaborer avec les professionnels de la parfumerie et les scientifiques. En effet, l’olfaction offre des possibilités de création contemporaine innovantes. Les éléments végétaux utilisés comme matières premières en parfumerie insufflent de la poésie dans des installations artistiques éphémères voire aériennes. D’autres artistes évoquent la sensualité et la fluidité du parfum par des créations réalisées en verre. Les procédés techniques et chimiques de transformation des matières premières végétales pour obtenir du parfum revêtent un caractère alchimique pour de nombreux artistes qui, intrigués, les intègrent au coeur de leur démarche artistique. Verreries de laboratoire,alambics, matériaux bruts nourrissent leur imaginaire.

MUSÉE INTERNATIONAL DE LA PARFUMERIE
2 boulevard du Jeu de Ballon,
06130 Grasse


Tom Wood
 » Every day is Saturday « 

Jusqu’au 16 octobre 2022

Entre 1978 et 2001, le photographe Tom Wood arpente Liverpool. Rien n’échappe à son regard incisif, la relation entre femmes et hommes, le lien qui unit parents et enfants, la solitude mais aussi la solidarité, la dureté des temps que la communauté rend plus acceptable. Il prend le parti de dresser un portrait de la ville et de ses habitants, avec l’ambition de les saisir à vif. Ce portrait sans arrière-pensées des couches populaires au milieu des grandes friches industrielles et des terrains vagues configure un œuvre sans égale dans la photographie contemporaine.

L’Irlandais Tom Wood (né en 1951) prend des photographies presque tous les jours. Après avoir étudié les beaux-arts à l’école polytechnique de Leicester de 1973 à 1976, il s’installe avec sa famille dans le Merseyside en 1978. Fasciné par le cinéma expérimental, il prend alors le parti de la photographie qu’il découvre seul. Un autodidacte donc qui restera fidèle à la chimie, au papier et à la chambre noire, un expérimentateur forcené de la technique, de la plus simple à la plus élaborée (du film périmé au panoramique).
C’est muni d’un Leica 35 qu’il arpente Liverpool et les rives de la Mersey entre 1978 et 2001 et prend le parti de dresser un portrait de la ville et de ses habitants : rues, pubs, clubs, marchés, chantiers, parcs ou encore stades de football. Ce portrait sans arrière-pensées des couches populaires au milieu des grandes friches industrielles et des terrains vagues configure un œuvre sans égal dans la photographie contemporaine.

Le travail de Tom Wood a fait l’objet de plusieurs expositions personnelles. En France, il a été montré dans des festivals, dans le cadre de la Galerie Sit Down ou encore au Centre photographique GwinZegal de Guingamp (2012) et au Château d’Eau à Toulouse (2005). Ses œuvres ont rejoint les collections du MoMA et de l’ICP à New York, de l’Art Institute of Chicago et du Victoria & Albert Museum à Londres. En 2002, Tom Wood a reçu le « Prix Dialogue de l’Humanité » aux Rencontres d’Arles.

Centre de la photographie de Mougins 43, rue de l’Église 06250 Mougins
Tél : 04 22 21 52 12


Lucia Marcucci. Les secrets du langage

Jusqu’au 28 aout 2022

L’exposition joue la confrontation entre les œuvres des années 1960 – 1970, références aux enjeux sociaux-politiques de l’époque, et les dernières œuvres des années 2000 de l’artiste italienne, critiques de la publicité et de la culture dominante. L’abondance de mots, de messages et d’images flottantes invite le visiteur à s’immerger dans l’univers poétique de l’artiste.
Lucia Marcucci est l’une des principales représentantes de la poésie visuelle en Italie et l’une des figures majeures du Gruppo 70 qu’elle rejoint officiellement en 1965.
Les artistes de ce groupe avaient pour objectif de revaloriser le langage dans une époque où les médias de masse se développent frénétiquement. Le mot devient ainsi un objet à part entière, ayant sa propre autonomie au milieu des nouveaux systèmes de communication. La relation entre « image » et « mot » devient leur terrain d’expérimentation favori, et le collage, leur moyen d’expression privilégié.
Construites à partir de coupures de magazines et de publicités assorties de messages à la manière de bulles de bandes dessinées, les œuvres de Lucia Marcucci réinterprètent, avec provocation et ironie, les enjeux politiques et sociaux de son époque, mettant l’accent notamment sur la condition de la femme dans la société contemporaine et la marchandisation de son image.
Les travaux les plus récents (2000 – 2012), offrent une recherche hybride abordant la poésie, la musique, la performance et la communication de masse et rappellent avant tout l’extraordinaire puissance de l’image. Dans la série « Città Larga », les œuvres sont réalisées en manipulant un type de publicité de rue, répandu et omniprésent au début du millénaire : les bannières en tissu suspendues aux réverbères des zones urbaines. Ces publicités véhiculent souvent des images conçues selon une logique populaire qui ne s’éloignent jamais des clichés les plus ancrés. L’artiste les instrumentalise alors pour en changer le sens ou accentuer l’absurdité de la relation entre l’image et le texte.

MAMAC
Place Yves Klein – Nice


le futur derrière nous
l’art italien depuis les années 1990 :
le contemporain face au passé

Jusqu’au 28 aout 2022

Quarante ans après Identité italienne, l’importante exposition organisée par Germano Celant au Centre Pompidou à Paris, la Villa Arson se fait le théâtre temporaire – pour le public français et international– de la scène artistique italienne la plus récente : de la génération ayant émergé dans les années 1990 à la génération actuelle. Le caractère commun aux vingt artistes (ou groupes artistiques) exposés ne relève pas d’une appartenance culturelle, ni d’un effet de sédimentation, plus ou moins lente, d’un temps qui se serait développé dans la continuité : il relève plutôt d’une fracture temporelle, d’une rencontre manquée avec l’Histoire, une sorte de traumatisme social et culturel. Cette scène artistique se définit par le désarroi causé par le retrait officiel de la vague révolutionnaire et créative des années 1970 et par la nécessité de laisser émerger (quand il ne s’agit pas de récupérer) ce qui lui a été enlevé depuis les années 1980 par la réaction idéologique et néolibérale.
L’exposition, depuis son titre Le Futur derrière nous, fait explicitement référence à une image peu explorée de la scène artistique italienne contemporaine : une image marquée par un anachronisme, par un écart fondamental qui voit une grande anticipation émancipatrice comme celle exprimée par les luttes sociales des années 1970.
Ainsi, le regard que cette exposition met en scène est double et renversé. La fracture temporelle devient l’espace d’un rendez-vous et d’une rencontre avec le passé : un passé qu’aucun des artistes de l’exposition n’a vécu personnellement mais dont ils entendent être les témoins. Réunir sous un même dénominateur ce que trois générations d’artistes ont produit n’est pas tâche facile au vu de la dispersion culturelle dont cette scène a souffert ces dernières années.

Villa Arson
20 av. Stephen Liégeard
Nice

Fleurs d’artifice

Jusqu’au 30 octobre 2022

Si les œuvres issues de périodes anciennes sont souvent perçues comme « décoratives » par le grand public, elles étaient pourtant, au moment de leur création, chargées par l’artiste ou le commanditaire de délivrer un certain nombre de messages. Les plus connus, concernant les fleurs, sont relatifs au memento mori des vanités baroques ou aux symboles d’amour et de pureté de la peinture religieuse.
Le sens de la fleur et de l’œuvre qui la montre peut pourtant se référer, bien plus largement, à une époque, un événement, aux traits de caractère d’une personne ou aux savoirs qu’elle détient. Une approche iconographique fine permet ainsi de se glisser dans la peau du regardeur du XVIIe ou du XIXesiècle pour saisir quelle était la signification des motifs floraux, et à travers celle-ci, la fonction de l’œuvre dans son contexte d’origine.
Des somptueux bouquets peints aux fleurettes dissimulées dans les anfractuosités du marbre en passant par les expériences cubistes de Raoul Dufy, les fleurs d’artifice du musée des Beaux-Arts livrent à cette occasion tous leurs secrets.
Des somptueux bouquets peints aux fleurettes dissimulées dans les anfractuosités du marbre en passant par les expériences cubistes de Raoul Dufy, les fleurs d’artifice du musée des Beaux-Arts livrent à cette occasion tous leurs secrets.

Musée des Beaux-Arts Jules Chéret
33 Av. des Baumettes

06000 Nice


Hockney – Matisse. Un paradis retrouvé

Jusqu’au 18 septembre 2022

Dans le cadre de la Biennale des Arts de Nice, le musée Matisse présente un dialogue inédit entre David Hockney et Henri Matisse. Après Matisse et Picasso, la comédie du modèle (2018), Cinématisse. Dialogues d’un peintre avec le cinéma (2019), ce nouveau face-à-face s’inscrit dans une programmation dont l’ambition est de regarder Matisse à travers ses contemporains ou son héritage.
L’exposition Hockney – Matisse. Un Paradis retrouvé s’ouvre sur une série récente de Fresh Flowers, peintures d’iPad réalisées en Normandie, dont l’artiste nous a réservé la primeur pour l’été. Au-delà de cette entrée en matière, Claudine Grammont a imaginé un parcours des collections du musée Matisse guidé par l’œuvre de David Hockney. Plus que des face-à-face, se créent des résonances surprenantes qui évoquent des univers communs aux deux artistes, notamment cette continuité sensible entre l’espace de l’atelier et de ses objets, cadre mental de la création, et l’en dehors, paysages de Nice, de Tahiti ou de Los Angeles. La Côte d’Azur rejoint ainsi la Californie à travers les thèmes de la piscine, de la fenêtre et du jardin luxuriant.
Sont ainsi réunies soixante-dix œuvres de David Hockney, des années 1960 jusqu’à aujourd’hui, en dialogue avec une sélection d’œuvres d’Henri Matisse de la collection du musée Matisse, à laquelle s’ajoutent les prêts exceptionnels de la Fondation Beyeler et du Musée national Picasso, Paris. Les œuvres de David Hockney sont issues de la collection de l’artiste et de celle de la David Hockney Foundation, Los Angeles.

Extrait du Catalogue

MUSÉE MATISSE
164 Av. des Arènes de Cimiez,

06000 Nice

VITA NUOVA NOUVEAUX ENJEUX DE L’ART EN ITALIE 1960-1975

Jusqu’au 02 octobre 2022

Pour la première fois en France depuis 1981, le MAMAC présente un grand projet dévolu à la scène artistique italienne de 1960 à 1975. Réunissant plus d’une centaine d’œuvres de 56 artistes, « Vita Nuova » offre un regard inédit sur une scène artistique majeure.
L’exposition propose un regard sur ces quinze années de création de 1960 – qui correspond aux premières expositions d’une nouvelle génération d’artistes (né·e·s entre les années 1920 et 1940), actifs·ves à Gênes, Florence, Milan, Rome, Turin – à 1975, année marquée par la mort tragique de l’écrivain, poète et réalisateur Pier Paolo Pasolini (1922-1975).
L’année 2022 marque le centenaire de sa naissance.Une exposition exceptionnelle, rassemblant nombre d’artistes montré·e·s pour la première fois en France.

Un projet à l’échelle européenne
L’exposition bénéficie de la labellisation officielle dans le cadre de la programmation culturelle de la Présidence française du conseil de l’Union européenne.
Elle incarne l’ambition internationale portée par la ville de Nice qui se porte candidate pour devenir Capitale européenne de la culture en 2028.

MAMAC
Place Yves Klein,
06000 Nice

Les Fleurs du Mâle

Jusqu’au 19 septembre 2022

Les Fleurs du Mâle est conçue comme une proposition globale engageant la totalité des espaces du musée à partir de l’articulation liant intérieur et extérieur, réalité et virtuel, art Naïf, brut et singulier et art contemporain, autour d’œuvres de la collection permanente et de prêts extérieurs. Un accent particulier sera mis sur les œuvres de la collection liées à la thématique des fleurs. Seront ainsi mises en exergue les différentes catégories d’œuvres de la donation d’Anatole Jakovsky et de la collection : pièces de mobilier, objets d’art populaire, documents ainsi qu’œuvres graphiques et picturales – à travers celles d’artistes mondialement reconnus (Séraphine, Bauchant) ou plus confidentiels (Déchelette, Lallement, Vivancos) – que les fleurs soient leur sujet principal ou qu’elles soient présentes sous forme d’environnement ou de motif par exemple.
Le lien intérieur/extérieur sera doublé d’un lien réalité/virtuel, via l’installation d’un dispositif immersif, réalisation des étudiants du Master ICCD (SicLab Méditerranée – UCA).

Musée International d’Art Naïf Anatole Jakovsky
23 Av. de Fabron

06200 Nice


Flora Moscovici – Ville Songe

Jusqu’au 31 decembre 2022

Flora Moscovici aborde la peinture en partant d’un contexte spécifique : les techniques utilisées varient en fonction du projet, mais la couleur et la lumière sont toujours les éléments centraux. Ses interventions modifient la perception de l’espace et convoquent différentes temporalités, celle du geste pictural, la mémoire du lieu et l’histoire de la peinture entre sacré et vernaculaire.
L’artiste travaille depuis plusieurs années la peinture in situ. La matière brute des murs, des sols, des plafonds est son terrain d’intervention. La particularité de son travail est qu’il se fait directement sur le lieu. La peinture colorée de la jeune plasticienne investira les 160 mètres carrés de murs en béton gris, transformant le toit terrasse du musée en espace poétique.

Toit terrasse du MAMAC
Place Yves Klein – Nice


UNE COLLECTION PROVENÇALE 100 ANS DE VALORISATION DE PATRIMOINE ET DE CULTURE

Jusqu’au 8 janvier 2023

Le Musée d’Art et d’Histoire de Provence organise une exposition temporaire qui propose une immersion au coeur de la Provence orientale, du 18ème au 20ème siècle. Les oeuvres exposées, qui témoignent de la richesse et de la diversité des collections conservées au MAHP, permettent d’aborder de nombreux aspects de la vie grassoise comme autant de facettes composant son identité. Cette exposition propose de découvrir ses fêtes et traditions populaires, sa vie artistique mais aussi l’histoire de la constitution de ce musée à travers des collections de photographies, d’instruments de musique, de céramiques, de textiles ou de beaux-arts.

MUSÉE D’ART ET D’HISTOIRE DE PROVENCE
2 rue Mirabeau, 06130 Grasse

La Collection permanente
Jean Ferrero

Depuis novembre 2019, la Collection Donation Ferrero a trouvé un écrin à sa mesure en intégrant les salons de l’Artistique, avec une présentation et un accrochage « débordants » qui restituent son esprit de collectionneur-accumulateur, l’Artistique nous emmène chez Jean Ferrero.

L’ARTISTIQUE – CENTRE D’ARTS ET DE CULTURE & ESPACE FERRERO 27, Bd Dubouchage – 06300 Nice