Les musées

Important : Les manifestations de notre agenda sont régulièrement mises à jour selon les informations qui nous sont communiquées par leurs organisateurs. Toutefois, nous vous conseillons, par mesure de précaution, de vérifier les informations directement auprès du lieu de l’événement, avant de vous y rendre…

Louis Pons
J’aurai la peau des choses

Jusqu’au 26 fevrier 2023

Cette exposition est le fruit d’une étroite collaboration entre l’espace culturel Lympia (Département des Alpes-Maritimes) et le musée Cantini (Ville de Marseille).
Les deux institutions se sont associées pour rendre hommage au dessinateur et plasticien marseillais Louis Pons (1927-2021).
Artiste majeur de la région PACA, il a habité pendant plus de 20 ans dans de nombreux villages de Haute-Provence, des Alpes- Maritimes, des Bouches-du-Rhône et du Var. Ces territoires ruraux ont constitué une source d’inspiration et de matériaux qui ont alimenté son processus créatif tout au long de son parcours.ui ne connaît pas Hokusai et sa Vague ?

S’ils peuvent déconcerter au premier abord, les dessins et les assemblages de l’artiste sont une invitation à questionner l’art et ses définitions. Tantôt amusant, tantôt inquiétant, l’œuvre que nous laisse Louis Pons souligne avec mordant et tendresse l’absurdité de la condition humaine.

Au cours de sa carrière, Louis Pons a collaboré avec les galeries Alphonse Chave (Vence), Le Pont Cardinal et Claude Bernard (Paris), des institutions à la réputation internationale.
Composé de milliers de dessins et de centaines d’assemblages, l’œuvre de cet autodidacte s’émancipe du carcan des catégories, au grand dam de ceux qui ont besoin de ranger pour comprendre. Ni brut ni surréaliste, il refuse de se laisser classer dans un mouvement ou une filiation.
L’art de Pons est à lui et à lui seul. Son histoire est celle d’un jeune Marseillais qui ne voulait pas être ajusteur. Il dessine puis assemble avec pour fil conducteur de transformer le banal en récit, le rationnel en mythe. Dans ses dessins, il montre le monde tel qu’il le voit. Dans ses assemblages, il rend vie à des objets mis au rebut. D’après lui, « l’outil en sait plus que la main, la main que la tête ». Il fait et le sens vient.

ESPACE CULTUREL LYMPIA – PORT DE NICE


24 vues sans mont Fuji
Hommage à Hokusai

Jusqu’au 29 janvier 2023

Avec sa série 24 vues sans mont Fuji, Nicolas Boyer s’appuie sur ces archétypes qui, au fil des décennies, se sont enracinés dans l’inconscient collectif occidental.
Il y ajoute toutefois l’approche toute japonaise de l’ukiyo-e dans sa manière de se focaliser sur des instants de la vie quotidienne.
Il joue avec les clichés que l’on peut avoir sur le Japon et les détourne pour montrer sa vision de ce pays.
Usant du paysage urbain comme d’une toile de fond théâtrale, il gomme la frontière entre reportage et mise en scène et nous livre des images-récits d’un Japon d’aujourd’hui.

Trois mois durant, avant de partir pour le Japon, Nicolas Boyer a lu les récits de voyage de Nicolas Bouvier, l’enquête minutieuse de Ruth Benedict sur les codes sociaux, les réflexions de Junichirô Tanizaki sur l’ombre et la lumière. Il s’est plongé dans l’histoire de la maison impériale, des mafias, de l’érotisme, du bouddhisme, de l’art. Il a absorbé des dizaines de reportages photographiques et de films.
C’est avec toutes ces images en tête qu’il se rend pour la première fois au Japon en 2018. Il aborde alors un itinéraire touristique, de Tokyo à Nagasaki, en passant par la plupart des villes importantes. Il y retourne l’année suivante, approchant cette fois des contrées moins connues, telles l’île de Sado ou le nord du Tohoku.
Les photographies se font rapidement, sur le moment. La majorité sont prises sur le vif, dans des situations de reportage, sans aucune interaction avec la personne photographiée. Les quelques mises en scène se sont faites systématiquement sur place, en deux ou trois minutes, en essayant de dialoguer à l’aide de signes ou de dessins. Contrairement à ce que l’image suggère, l’artifice est quasiment absent, les scènes les plus burlesques étant souvent les plus spontanées.

MUSÉE DES ARTS ASIATIQUES
MUSÉE DU DÉPARTEMENT DES ALPES-MARITIMES
405, promenade des Anglais – 06200 NICE


HOKUSAI
Voyage au pied du mont Fuji

Jusqu’au 26 janvier 2023

Qui ne connaît pas Hokusai et sa Vague ?
Tout un chacun a vu au moins une fois dans sa vie, sous une forme ou une autre, la célèbre création du « Vieil Homme fou de peinture ».
Symbole japonais par excellence, Sous la vague au large de Kanagawa est pourtant le fruit d’une rencontre entre l’Asie et l’Occident.

Hokusai – Voyage au pied du mont Fuji revient sur deux thèmes majeurs dans l’œuvre de Katsushika Hokusai (1760-1849). Par ses recherches incessantes et une créativité pleine d’audace, l’artiste a renouvelé les codes du motif traditionnel du paysage au Japon. Son œuvre témoigne également du développement des voyages dans l’archipel à l’époque d’Edo (1603-1868), notamment sur la route du Tōkaidō qui devient un sujet artistique à part entière.

La Manga et dix œuvres accompagnent une sélection de cent-vingt-six estampes de la prestigieuse collection Georges Leskowicz – dont la célèbre Vague et les multiples vues du mont Fuji –, invitant le visiteur à découvrir les paysages sublimés du Japon de l’époque d’Edo.
Plus d’infos…

MUSÉE DES ARTS ASIATIQUES
MUSÉE DU DÉPARTEMENT DES ALPES-MARITIMES
405, promenade des Anglais – 06200 NICE


ORSTEN GROOM, LIMBE

Jusqu’au 31 décembre  2022

Orsten Groom est un plasticien français aux productions très diverses : peinture, musique, sculpture, vidéo et poésie. Depuis 2013, il développe plus particulièrement ces œuvres picturales. Il donne à ses tableaux une forte matérialité et une grande intensité en jouant avec les coups de pinceau, les épaisseurs, les superpositions et le mélange d’images. Les limbes désignent un au-delà pour les âmes des enfants non baptisés mais aussi un état intermédiaire, où le flou règne. Orsten Groom offre une variation sur ces thèmes en juxtaposant des images piochées dans l’histoire de l’art.

Suquet des Artistes
7 rue Saint-Dizier
06400 Cannes


JEAN VILLERI 
de l’atelier au musée

Du 3 décembre 2022 au 6 mars 2023

Le premier don de l’artiste, une aquarelle représentant des oliviers à Cagnes-sur-Mer, fut le point de départ d’un ensemble d’œuvres qui ont rejoint au fur et à mesure les collections du château.
En 2022, quarante après la disparation de Jean Villeri, Anne-Marie Villeri son épouse a décidé d’offrir à la ville plus d’une trentaine d’œuvres supplémentaires, ainsi que des archives et des photographies.
C’est une fierté pour le château-musée Grimaldi de présenter pour la première fois les trésors de ce fonds unique en France.
Né en Italie en 1896, Jean Villeri décide de s’installer dans le Haut-de-Cagnes à partir de 1940 et y restera jusqu’à sa disparition en 1982.
Il commence par peindre des aquarelles représentant des paysages de la Côte d’Azur, puis après plusieurs rencontres artistiques vers 1930, il décide de s’engager dans la voie de la non-figuration. Il introduit des formes géométriques et utilise des matériaux trouvés au bord du rivage
qui donnent à ses toiles l’allure de « peintures-reliefs ». 

Château-musée Grimaldi
Place du Château – 06800 CAGNES-SUR-MER

Mathis Pettenati
timeline of a fruit puddle

Jusqu’au samedi 30 décembre 2022

Influencé à la fois par le graffiti, les peintres de l’école de New York et par une pratique du dessin présente chez lui depuis l’enfance, Mathis Pettenati travaille sur grands formats et en série. En quête d’un aspect organique, végétal et floral, il a recours à toutes sortes de substances pour peindre : vernis, résines, acrylique, laques, pigments purs et autres. Ces mélanges remplissent des dessins aux allures enfantines drippés sur des toiles tendues. Arbres, basket, lampes merveilleuses, horloges et cadrans, les figures apparaissent souvent par analogie avec d’autres, et de manière spontanée. Le cycle de la peinture transforme les figures et donne lieu à de nouvelles séries.
Cette exposition bénéficie du soutien de la Francis Bacon MB Art Foundation dont Mathis Pettenati est lauréat de la bourse 2021.

Villa Arson
20 av. Stephen Liégeard
06105 Nice


Elizabeth Price, User Group Disco, installation vidéo

Jusqu’au 4 décembre 2022

“J’utilise la vidéo numérique pour essayer d’explorer les forces divergentes qui sont en jeu lorsque vous réunissez tant d’histoires technologiques différentes… Je m’intéresse à la vidéo en tant que moyen d’expression que l’on expérimente sensuellement et que l’on peut reconnaître”.
Elizabeth Price
Une artiste britannique, née en 1966 à Bradford (West Yorkshire), a étudié entre autres à la Ruskin School of Drawing and Fine Art de l’université d’Oxford, puis au Royal College of Art de Londres. En 1999, elle a obtenu son doctorat en Beaux-arts de l’université de Leeds. Première artiste en résidence au Rutherford Appleton Space Laboratory (Oxfordshire), elle remporte le Turner Prizeen 2012 avec son exposition solo vidéo “HERE” au Baltic Centre for Contemporary Art (Gateshead).
Elizabeth Price réalise des installations vidéo immersives, qui mettent en scène divers matériaux historiques, notamment des films et des séquences vidéos, des documents d’archives, des plans et des photographies, ainsi que de la musique populaire. Ses œuvres sont produites minutieusement, prenant souvent plus d’un an à réaliser, et elle revisite régulièrement des pièces plus anciennes, créant de nouvelles versions actualisées. Elle ponctue le matériel visuel sur l’écran par des interventions graphiques audacieuses. Les textes et les slogans rappellent l’esthétique de la publicité ainsi que la propagande politique et combinent les théories du monde de l’entreprise et de l’université, pour créer un étrange sous-entendu rituel. Les motifs sonores sont créés à partir de la musique et du rythme des claquements de doigts, des claquements de mains, des percussions et des échantillons d’harmonies vocales. Son œuvre User Group Disco (2009) sera présentée au sein du musée national Fernand Léger, en résonance avec Ballet mécanique(1924), film chef-d’œuvre de Fernand Léger et Dudley Murphy

Musée national Fernand Léger
255 Chem. du Val de Pôme, 06410 Biot


Terminus mutations

Jusqu’au samedi 30 décembre 2022

L’exposition Terminus Mutations présente les œuvres de 35 artistes de la promotion 2021 de la Villa Arson. Un an après l’obtention de leur diplôme et leur départ de l’école, iels sont invité·es à revenir sur leur chemin, cette fois pour exposer dans un scénario construit selon la structure des sagas de films et séries américaines : prequelsequelreboot et spin off. Ces différentes sections de l’exposition servent avant tout de bornes temporelles pour les œuvres – en séparant notamment les œuvres du diplôme de celles produites a posteriori – et permettent de mettre en exergue ce qu’il se passe, en un an, après être sorti·e de l’école : quelles mutations ont été rendues possibles ? C.F.

Avec: Claire Bouffay, Barthélémy Cabry, Maëlle Chabrillat, Camille Chatelain, Marion Courtois, Lucie De Bodinat, Vladimir Demichel, Léo Dupré, Paul Feytis, FSB Press, Danaï Galéou, Marcelle Germaine,  Liv Jourdan, Lucas Lemme, Flavie Loreau, Tsu-Wei Lu, Marianne Mauclair, Mathilde Morel, Pierre Moretti, Zélia Moussy, Hadrien Pellereau, Mathis Pettenati, Victoria Prouteau, Valentino Romeo, Paloma Rouillier, Carlota Sandoval Lizarralde, Mathilde Séguis, Léopoldine Stouvenot, Anne Swaenepoël, Attandi Trawalley, Yann Van der Meer, Lucien Wampfler, Jueon Woo, Makiko Yoshii, Murphy Yum
Commissariat : Cédric Fauq

Villa Arson
20 av. Stephen Liégeard
06105 Nice


MERVEILLES DU TOIT DU MONDE.
la donation FRANÇOIS PANNIER

Du samedi 3 décembre 2022 au dimanche 28 mai 2023

Le Musée des explorations du monde met à l’honneur la donation récente et exceptionnelle faite au musée par le collectionneur parisien François Pannier, directeur emblématique de la galerie « Le Toit du Monde ».
Véritable cabinet de curiosité, l’exposition entraînera les visiteurs en dehors des sentiers battus, à la découverte d’une Asie méconnue : celle des divinités montagnardes du Kullu, des conteurs ambulants du pays santal, du théâtre masqué des minorités chinoises.

Musée des explorations du monde
Place de la Castre – Le Suquet
06400 Cannes


Agnès Thurnauer
On se retrouve chez toi

Jusqu’au février 2023

Dans le travail d’Agnès Thurnauer, le rapport entre écriture et peinture, entre langage et formes conduit souvent à mettre en écho le plan horizontal et le plan vertical. Ainsi ces sculptures en forme de moules de lettres semblent-elles parfois sorties des tableaux pour nous proposer une déambulation picturale dans l’espace.
Pratiquant l’écriture quotidiennement, l’artiste est aussi une grande lectrice et le livre est souvent pour elle le premier lieu des tableaux. Cet attachement résonne tout particulièrement avec l’œuvre d’Henri Matisse et sa conception du livre comme espace architectural décloisonnant hiérarchies et genres artistiques. Nul hasard à ce qu’il entreprenne, au début des années 1930, la réalisation de son premier livre illustré, Poésies de Mallarmé, conjointement au chantier gigantesque de La Danse, décoration murale de la Fondation Barnes pour laquelle il déploie, à échelle réelle, des gouaches découpées préparatoires sur le mur d’un garage loué pour l’occasion. C’est d’un même élan qu’il investit la page blanche, son format modeste ne l’empêchant pas de penser le livre comme une architectonique. Pour celui qui disait ne pas faire « de différence entre la construction d’un livre et celle d’un tableau »1, il ne s’est jamais agi d’accompagner les textes d’illustrations mais de créer un équivalent plastique à l’écriture.
Agnès Thurnauer, dont la série Prédelles s’articule autour d’une césure qui n’est pas sans rappeler celle du pli de la page, a souhaité s’intéresser au lien entre illustration et peinture, entre édition et tableau, que Matisse n’a eu de cesse de travailler.

Musée Matisse Nice
164, avenue des Arènes de Cimiez 06000 Nice

AGNÈS VARDA
PLAGES, CABANES ET COQUILLAGES

Jusqu’au dimanche 29 janvier 2023

Agnès Varda était une réalisatrice majeure et reconnue pour ses films et documentaires. Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’elle a également créé des œuvres d’art contemporain : installations, maquettes, photographies et œuvres vidéo. Le Pôle d’Art Contemporain de Cannes propose ainsi d’explorer son univers de vieille cinéaste, jeune plasticienne comme elle le disait elle-même.
À la Malmaison, l’exposition s’articule autour du thème de la mer, qui a souvent inspiré Agnès Varda. L’exposition de la Villa Domergue permet de découvrir les Cabanes, installations, images et maquettes autours de ses films. Comme dans son cinéma, Agnès Varda abordait avec ses oeuvres plastiques les thèmes du quotidien, du souvenir, de l’intime et de l’universel.

La Malmaison,
47 La Croisette, Cannes


L’OR ET LA POURPRE

Jusqu’au 12 mars 2023

De tout temps et dans toutes les civilisations, le pouvoir a toujours été associé au faste et à l’opulence. La Rome des César ne dérogeait pas à la règle.
Cette exposition permet de mettre en lumière une pratique en plein essor bien qu’encore assez méconnue du grand public.
Également qualifiée « d’histoire vivante », la reconstitution historique est une pratique immersive visant à restituer un mode de vie passé, à une époque et dans un lieu précis. Elle prend racine dans le monde anglo-saxon à la fin des années 1960 mais s’est aujourd’hui diffusée dans toute l’Europe.
L’idée est de s’imprégner de sources concrètes en se détachant de toute interprétation personnelle, afin de vivre comme nos ancêtres de la manière la plus réaliste possible.
Des associations sont souvent impliquées dans ce type d’événement. Elles sont généralement spécialisées dans une époque particulière, comme la période impériale romaine ou l’épopée napoléonienne.
L’histoire vivante est également très pédagogique car elle favorise la transmission de savoirs et de savoir-faire à un large public, parfois invité à interagir avec les « reconstitueurs ».
Cette discipline est en perpétuelle évolution car elle se met à jour au fur et à mesure des découvertes archéologiques et historiques.

Musée d’Archéologie de Nice / Cimiez
160, avenue des Arènes – Nice


Vincent Munier
LES 3 PÔLES 

Jusqu’au 15 janvier 2023

Amoureux des grands espaces sauvages et voyageur de l’extrême, Vincent Munier est un des plus grands photographes animaliers de sa génération. Depuis plus de 20 ans, il parcourt les paysages les plus sauvages pour en rapporter des images incroyables de la vie au cœur des déserts de glace et de roche les plus rudes. Inspiré par les estampes des peintres japonais et l’art minimaliste, son travail met en scène l’animal au cœur de son environnement.
Avec « Les 3 Pôles », Vincent Munier nous offre une saisissante immersion au cœur de ces régions du bout du monde aux conditions extrêmes avec près d’une cinquantaine de photographies prises au cours d’expéditions engagées, en solitaire et en autonomie.
Il nous transporte dans le blanc envoûtant de l’Arctique, de l’Antarctique en suivant la piste d’animaux mythiques comme le loup arctique, l’ours polaire, le bœuf musqué, le manchot empereur. 

Musée de la photographie
1 Place Pierre Gautier – 0600 Nice

RESPIRER L’ART, Quand l’art contemporain sublime l’univers du parfum

Jusqu’a mars 2023

Le Musée International de la Parfumerie à Grasse propose jusqu’en mars 2023, une exposition collective dédiée aux liens entre le parfum et l’art contemporain. Ces regards croisés d’artistes constituent un témoignage actuel sur le monde des odeurs aujourd’hui à Grasse, berceau historique des savoir-faire de la parfumerie. L’olfaction est devenue un médium de prédilection pour une génération d’artistes qui n’hésite pas à collaborer avec les professionnels de la parfumerie et les scientifiques. En effet, l’olfaction offre des possibilités de création contemporaine innovantes. Les éléments végétaux utilisés comme matières premières en parfumerie insufflent de la poésie dans des installations artistiques éphémères voire aériennes. D’autres artistes évoquent la sensualité et la fluidité du parfum par des créations réalisées en verre. Les procédés techniques et chimiques de transformation des matières premières végétales pour obtenir du parfum revêtent un caractère alchimique pour de nombreux artistes qui, intrigués, les intègrent au coeur de leur démarche artistique. Verreries de laboratoire,alambics, matériaux bruts nourrissent leur imaginaire.

MUSÉE INTERNATIONAL DE LA PARFUMERIE
2 boulevard du Jeu de Ballon,
06130 Grasse


Devenir fleur 

Jusqu’au 30 avril 2023

Devenir Fleur ? Alors que le bouleversement des écosystèmes et du climat nous amène à repenser notre relation à la nature et au monde vivant, que pouvons-nous apprendre des fleurs, de leur résilience, de leur adaptation constante à leur milieu, de leur sobriété ? Vulnérables et essentielles, elles sont un moteur indispensable de la vie : elles produisent la nourriture que consomment humains, animaux et insectes et l’oxygène que nous respirons.
Avec les avancées scientifiques sur l’intelligence du végétal et une nouvelle approche du vivant, la fascination qu’elles exercent ne cesse d’augmenter – bien au-delà du simple plaisir esthétique. Symboles de fragilité et de renaissance, elles deviennent un marqueur particulièrement puissant pour éclairer les enjeux actuels.
À travers le regard d’artistes, femmes et hommes de vingt nationalités différentes, « devenir fleur » tente d’apporter un éclairage nouveau et sensible sur les sujets écologiques, anthropologiques, géopolitiques contemporains. L’exposition fait surgir une botanique de l’histoire mondiale, ainsi que les formes d’écoute que les artistes, depuis les années 1960, entretiennent avec le végétal.

MAMAC
Place Yves Klein – Nice


Ecophilia : Explorer l’altérité, développer l’empathie

Jusqu’au 31 décembre 2022

Dans le cadre du projet transfrontalier « Connecting Worlds », le musée départemental des Merveilles à Tende accueille une sélection d’œuvres d’art issues de l’exposition temporaire « Ecophilia », conçue par Andrea Lerda pour le Museo Nazionale della Montagna de Turin (Piémont, Italie). Cette exposition se développe autour du concept d’écophilie, un nouveau sens d’empathie pour le monde, vivant et nonvivant, avec lequel nous co-existons. Les œuvres exposées sont des regards alternatifs et inhabituels sur le rapport avec la montagne et la nature : elles déplacent le centre de gravité à partir duquel nous observons le monde et évoquent la relation entre l’espèce humaine et l’extérieur (social, animal, végétal ou cosmique) comme un moment de rencontre qui doit être repensé.

Le musée des Merveilles, au cœur d’un patrimoine archéologique exceptionnel

La vallée des Merveilles est l’un des sites de gravures rupestres les plus importants d’Europe. Le Département des Alpes-Maritimes, dans le cadre de sa politique culturelle, a décidé de créer ce musée en 1996 afin de contribuer à la protection de ce patrimoine archéologique exceptionnel. Lors de la visite du musée, les visiteurs peuvent parcourir les siècles à travers les objets et documents présentés afin de mieux appréhender la vie et les croyances des hommes depuis le Néolithique jusqu’au siècle dernier.

Musée des Merveilles,
avenue du 16 Septembre 1947 – Tende


D’un monde à l’autre du visible à l’invisible

Jusqu’au 31 décembre 2022

« D’un Monde à l’Autre, du visible à l’invisible » invite le public à découvrir des collections inédites et originales conservées, parfois depuis plus d’une centaine d’années, par le Musée d’Anthropologie préhistorique de Monaco. Cette exposition est un voyage dans le temps, au cœur de différents pays, de Monaco au Chili.
Les visiteurs apprécieront les découvertes remarquables effectuées en Italie, en Jordanie, en Mongolie, tout en s’initiant aux pratiques actuelles de guérisseurs insulaires. Pas moins de 8 espaces invitent les visiteurs à la découverte de rites ancestraux.
Depuis quand prenons-nous soin de l’Autre ? Comment l’archéologie peut-elle rendre compte de la présence de rituels ?
Quels sont les témoignages les plus anciens ou les plus proches de nous géographiquement ?
Les célèbres sépultures originales des Grimaldi datées de -25 000 ans, une momie égyptienne exposée pour la première fois, des reproductions 3D du site de Jebel al-Mutawwaq, ou encore la collection d’Atacama et son état de conservation optimal, viendront alimenter ces questionnements tout en proposant des clés de lecture. Les mystères de l’Au-delà se dévoilent peu à peu…

Musée d’Anthropologie préhistorique
56 bis, bd du Jardin Exotique
98000 Monaco


CITATIONS

Jusqu’au 31 décembre 2022

Chaque année le MAMAC met en lumière des aspects méconnus de sa collection dans cet espace et propose des dialogues entre générations. Après « Elle, lui et Eros » ; le fonds Chubac et « Histoire(s) de l’œil », le musée rassemble cette année des peintures, photographies, collages et dessins qui se jouent de références à des œuvres de l’histoire de l’art.
Ces citations sont parfois parodiques et teintées d’humour. Certaines se veulent un écho quasi magique d’appropriation d’œuvres majeures, ancrées dans notre imaginaire collectif. D’autres encore restituent une émotion, peut-être de jeunesse, ou encore révèlent l’influence de grandes figures de l’histoire de l’art sur la pratique des artistes rassemblés ici, esquissant des filiations par-delà les générations et les siècles. Enfin, d’autres envisagent ces références comme un refuge, dans une nécessité de se sentir moins seul en peinture.
Plongez dans une histoire de compagnonnages, de citations et réinventions.

Légende : Laurence Aëgerter, R.F. 1937-1-0803041149 (Ecole de Fontainebleau),
2008, Collection MAMAC, Nice, © Adagp, Paris, 2022, photo : Muriel Anssens/Ville de Nice

MAMAC
Place Yves Klein
06300 Nice

Rêveries sur la Côte d’Azur
Jacques Cordier

Jusqu’au 8 Janvier 2023.

Ces peintures à l’huile ou au couteau dépeignent la diversité de paysages de la Côte d’Azur, inspirant tant de peintres célèbres, avec à la fois des champs paisibles et des littoraux tempétueux. Un travail coloré et contrasté séduisant Jean d’Ormesson qui accepta, en 1975, le projet de livre intitulé « Rêveries sur la Côte d’Azur ».
Celui-ci ne verra jamais le jour, Jacques Cordier s’éteignant brusquement la même année à l’âge de 38 ans.
Un destin hors normes pour ce peintre sensible, plein de vie et de talent.
Grâce à ses œuvres, présentées dans de nombreuses capitales mondiales comme Rome, Tokyo ou New-York, la Côte d’Azur a rayonné aux quatre coins du monde. Cette exposition au Musée Masséna peut avoir lieu grâce aux généreux prêts de Simone Duckstein, ayant-droit de l’artiste, muse et épouse de Jacques Cordier, qui a souhaité offrir aux visiteurs de Nice la possibilité d’admirer ses œuvres.

Villa Masséna, musée d’art et d’histoire
65 rue de France – Nice

Les yeux brulants de couleurs
Rétrospective André Marzuk, opus 2

Jusqu’au 18 décembre 2022

Le CIAC présente le foisonnement créatif de l’œuvre d’André Marzuk sur cinquante années de travail. L’exposition rassemble près de 70 pièces – peintures, dessins, céramiques, installations – des plus iconiques aux plus récentes, ainsi que plusieurs créations spécialement réalisées pour cette rétrospective.

Après les Musées de La Citadelle de Villefranche-sur-Mer au printemps, le Centre international d’art contemporain présente au château de Carros la suite de « Panorama d’une œuvre », la rétrospective en deux parties consacrée à l’œuvre de l’artiste plasticien André Marzuk, des années 1968 jusqu’à nos jours. Cet opus 2 « Les yeux brûlants de couleurs », expose au CIAC le foisonnement créatif de l’œuvre sur cinquante années de travail. L’exposition rassemble près de 80 pièces – peintures, dessins, céramiques, installations – des plus iconiques aux plus récentes, ainsi que plusieurs créations spécialement réalisées pour cette rétrospective.
Né en 1948, Marzuk vit et travaille à Nice. Études à l’École Nationale des Arts Décoratifs de Nice et à l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris. Son travail s’inscrit dans une expression contemporaine nourrie de poésie, de musique, de philosophie et de science. Une réflexion de plusieurs années l’engage dans une exploration de quelques universaux éthiques qui fondent notre humanité, une poétique de l’intime, une mise en lumière des profondeurs du Soi humain. Certain qu’une éthique de l’art et de l’artiste doit être inscrite au cœur de toute démarche artistique, Marzuk travaille à un art magnifiant notre part humaine.

Le CIAC – Château de Carros
Place du château
06510 Carros


Récup’Art

Jusqu’au 17 Mars 2023

Cette exposition est le reflet de notre société de surconsommation proposant des objets récupérés et détournés de leur utilisation première.

Une vingtaine d’artistes, se font les porte-paroles d’une certaine idée de l’éthique et de l’écologie. Ils offrent une nouvelle vision des matières utilisées et donnent une nouvelle vie à ces objets.En parallèle à cette exposition, nous racontons l’histoire du « Bousillage ».
Réalisations des ouvriers souffleurs de verre qui, sur leur temps libre et pour leur convenance personnelle, récupéraient les « chutes » pour en faire des œuvres.

Musée d’Histoire et de Céramique biotoises 
9 rue St Sébstien 
06410 Biot 

Filiations 2

Jusqu’au 26 mars 2023

Artistes : Karina Bisch, Gabrielle Conilh de Beyssac, Fabien Gharbi, Camila Oliveira Fairclough, Hugo Pernet, Gilles Pourtier, Linda Sanchez, Hugo Schüwer Boss, Xavier Theunis …. Ainsi qu’une sélection d’artistes de la Collection Albers-Honegger : John Armleder, Cécile Bart, Max Bill, Marcelle Cahn, Eduardo Chillida, Sonia Delaunay, herman de vries, Piero Dorazio, Christoph Haerle, Gottfried Honegger, Shirley Jaffe, Tatiana Loguine, Olivier Mosset, Aurelie Nemours, Adrian Schiess, Sean Scully, Kimber Smith, Franz Erhard Walther…
L’Espace de l’Art Concret possède une collection d’oeuvres d’art — riche et unique en France — relevant d’une tendance résolument non figurative.
Cette collection de presque 700 oeuvres, qui regroupe 180 artistes de multiples nationalités, s’est constituée par touches multiples, par affinité programmatique, esthétique et affective. Sybil Albers et Gottfried Honegger ont fait des choix, durant leur vie entière, afin de faire grandir cette collection dont ils ont fait don et qui appartient désormais à l’Etat.
Le concept de l’exposition Filiations prolonge ce regard porté sur la création « vivante » en invitant une sélection d’artistes de la nouvelle génération à choisir au sein de la collection Albers-Honegger des oeuvres avec lesquelles ils se sentent en « résonance ». Les artistes invités à participer à ce projet partagent avec l’histoire de l’abstraction et de ses ramifications des liens spécifiques. Ils s’inscrivent dans une filiation plus ou moins naturelle, qui comme toute les histoires de famille, se construit dans une relation plus ou moins ténue, plus ou moins directe et affirmée, mais toujours dans une recherche constante et essentielle d’autonomie.
Au-delà des liens formels et conceptuels existants, il s’agit aussi de tenter de saisir en quoi dans le parcours d’un artiste, la figure d’un autre artiste, la présence de son oeuvre, peuvent créer une incidence…

Espace de l’Art Concret
Château de Mouans
06370 Mouans-Sartoux

Le Transport des Forces

En dépôt au musée jusqu’en 2024

Depuis 2021, le musée national Fernand Léger présente une œuvre majeure aux dimensions exceptionnelles(4,90 m de haut sur 8,70 m long):
Le Transport des Forces. Peint par Fernand Léger en 1937, à l’occasion de l’Exposition internationale des arts et techniques de Paris, ce tableau monumental est le fruit d’une commande de l’État, destinée à l’origine à orner le Palais de la Découverte.
Véritable exaltation de l’alliance harmonieuse de la créativité artistique et de l’innovation technologique, Le Transport des Forces fait l’éloge de l’énergie électrique issue d’un processus de transformation des forces naturelles.
Réalisé en collaboration avec ses élèves dans le contexte du Front Populaire, ce tableau marque un tournant dans la démarche de Léger : il approfondit alors sa réflexion sur la place de la couleur dans l’architecture moderne et devient le promoteur d’un art social, inscrit dans l’espace public.
£Avec cette œuvre, la beauté de la peinture murale s’offre désormais au regard de tous. Affecté au Centre national des arts plastiques de Paris, Le Transport des Forces est mis en dépôt pour cinq ans au musée national Fernand Léger, où le visiteur est invité à découvrir cette œuvre magistrale, au caractère à la fois unique et allégorique

Musée national Fernand Léger
255 Chem. du Val de Pôme, 06410 Biot


Marc Chagall en éditions limitées,
Les livres illustrés

Jusqu’au 9 janvier 2023

En 2020 et 2021, la collection du musée s’est enrichie de sept ouvrages rares de bibliophilie, offerts par Bella et Meret Meyer, les petites-filles de Marc Chagall.
Pour honorer ce don exceptionnel, l’exposition célèbre la relation intime et durable que Chagall a entretenue avec l’écrit et le livre, et qui a permis la création de plus de cent ouvrages illustrés en édition originale à tirage limité.
Pour Chagall, sensible à la poésie des mots autant qu’à celle de la matière, imaginer un nouveau livre de bibliophilie, c’est avant tout chercher les moyens d’incarner une pensée intellectuelle et plastique dans un objet matériel, un livre imprimé qui veut être singulier. La réflexion sur le rapport entre texte et image, capitale, n’est que la première étape d’une fabrication artisanale qui rassemble différents métiers du livre

Musée National Marc Chagall
Av. Dr Ménard, 06000 Nice

Pierrick Sorin
Le Balai mécanique

Du 15 avril au 15 décembre 2023

En écho à l’exposition Fernand Léger et le cinéma, le musée national Fernand Léger poursuit son exploration des relations fertiles entre peinture et images en mouvement en invitant une figure majeure de la création contemporaine en France, Pierrick Sorin. Vidéaste et metteur en scène, Pierrick Sorin, né à Nantes en 1960, incarne dans des vidéos inspirées par le cinéma burlesque et les univers poétiques de Georges Méliès et Jacques Tati, un personnage clownesque qui interroge avec humour et ironie le sens de notre vie quotidienne.
A partir de 1995, l’artiste invente, avec des procédés de fabrication artisanale, des « théâtres optiques » dans lesquels un hologramme virtuel-double miniature de Pierrick Sorin– se donne en spectacle dans des saynètes comiques dans un décor composé d’un assemblage bricolé d’objets réels et fictifs : « Je reconnais que la simple magie visuelle dans laquelle je me vautre volontiers en réalisant des théâtres optiques me fascine et me rapproche de l’inventeur d’autrefois ».
Pour le musée national Fernand Léger, Pierrick Sorin proposera la création d’œuvres inédites : avec malice, l’artiste intègrera le visiteur dans ses facéties visuelles tout en rendant hommage à la modernité et à l’inventivité esthétique de l’œuvre pionnière d’un des principaux maîtres de l’avant-garde du XXe siècle, Fernand Léger (1881-1955).

Musée national Fernand Léger
255 Chem. du Val de Pôme, 06410 Biot


Paysages de Fernand Léger

Jusqu’au 27 février 2023

Tableaux, dessins, céramiques et tapisseries, issues des collections, sont présentés selon un accrochage thématique inédit, centré sur le paysage dans l’œuvre de Fernand Léger (1881-1955). Cette exposition est aussi l’occasion de présenter pour la première fois quelques-unes des acquisitions récentes du musée.

En octobre 1954, Léger et son ami, le poète Blaise Cendrars, se rencontrent à la galerie Louis Carré pour enregistrer une conversation croisée à l’occasion de l’exposition
«Le paysage dans l’œuvre de Fernand Léger».
À partir de ce document rare, l’exposition explore la façon dont ce thème nourrit les recherches plastiques du peintre tout au long de sa vie.
À côté de sa fascination pour l’émergence de la ville moderne, Léger reste attaché aux éléments naturels et à la représentation d’une certaine ruralité.
Les paysages lui rappellent avec nostalgie la ferme normande de son enfance tandis que ses séjours dans la campagne de Rouses Point, lors de son exil aux États-Unis, lui inspirent un répertoire inédit de formes, point de départ de sa série des Paysages américains. Au contact de la nature, Léger sélectionne des éléments-branches, racines, fleurs- qu’il saisit parfois sur le motif, à la manière des impressionnistes. Isolés, vus en gros plans, fragmentés ou recomposés, ils acquièrent une valeur artistique, car Léger s’attache à en souligner la beauté formelle.
Fernand Léger déploie aussi dans l’espace public des œuvres monumentales où il investit littéralement le thème du paysage. Au théâtre, celui-ci devient « décor mobile » tandis que dans l’architecture, les compositions colorées et contrastées de Léger contribuent à façonner le paysage du XXe siècle. Les façades du musée, avec leurs couleurs éclatantes qui imprègnent la nature méditerranéenne, en sont un témoignage actuel et vivant.

Musée national Fernand Léger
255 Chem. du Val de Pôme, 06410 Biot


Portraits de réfugiés ukrainiens
un projet du photographe Olivier Roller

Jusqu’au 31 janvier 2023

Durant l’hiver 2022, à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, Olivier Roller a accueilli chez lui, à Paris, de jeunes ukrainiens réfugiés.
À partir de ces rencontres, nouées dans ce contexte tragique, le photographe a créé de saisissants portraits.

Prenant la forme de courtes vidéos, les images d’Olivier Roller sont frontales et dépouillées : les corps, les visages, cadrés de près, se livrent à l’objectif du photographe qui se focalise lentement sur le regard, fixe ou lointain, de ces jeunes femmes et hommes. Leurs voix qui partagent leur récit, rendent palpables leurs existences bouleversées : des voix cassées qui, au-delà des mots, portent les souvenirs cruels, le doute et parfois le sentiment de culpabilité ; des voix fermes également qui disent leur énergie, leur courage et leur engagement à aider leurs compatriotes.
Ce face-à-face, sans filtre, nous ouvre les yeux sur des destins humains singuliers qui traversent les épreuves de la guerre. Leur présence donne soudain corps à cette abstraction lointaine qu’est la guerre perçue à distance. Les témoignages, auxquels se mêle parfois la voix de l’artiste, racontent l’arrachement du pays natal, le périple angoissant, le quotidien précaire, rythmé par l’incertitude et la quête des moyens de survie, mais aussi les pensées accaparées par la nostalgie, l’inquiétude pour les proches. Loin de tout misérabilisme, le regard d’Olivier Roller souligne la dignité et la puissance des citoyens ukrainiens que la violence et la guerre ont transformés, du jour au lendemain, en réfugiés.
Face aux tourments de l’Histoire d’hier et d’aujourd’hui, les artistes nous placent également face à des questions : celles de nos responsabilités et du choix d’accueillir – ou non – la détresse, physique et morale, engendrée par la guerre.

Musée national Marc Chagall
Av. Dr Ménard, 06000 Nice

Les peintres paysagistes

Jusqu’au 31 décembre 2022

À la Belle Époque, dans les familles bourgeoises, il était bien vu pour les jeunes filles ou les jeunes gens de pratiquer un sport ou un art d’agrément pour parfaire son éducation.
Au nombre de ces activités figurait la peinture, qu’il s’agisse d’aquarelle ou d’huile.
Les modèles traités étaient le plus souvent bu paysages à l’entour.
Après une période d’initiation, certains renonçaient à se perfectionner et d’autres continuaient toute leur vie, pour le simple plaisir.
Dans « La Caricature » revue d’Albert ROBIDA du 16/04/1881, on peut lire :
« Le peintre amateur est une variété que l’on peut rencontrer à Paris, mais qui fleurit principalement en province. Rien ne pousse, paraît-il, à se livrer aux Beaux-Arts, comme la solitude des Préfectures ».
Si l’on s’ennuie dans les Préfectures, imaginez ce qu’il peut en être dans les Sous- Préfectures et les chefs-lieux de canton !
Parmi tous ces peintres amateurs, certains, en raison de la reconnaissance d’un véritable talent, deviendront des professionnels…

LE MUSÉE DE LA CARTE POSTALE
4 avenue Tournelli 06600 Antibes


Plein jour
Jean-Baptiste Bernadet

Jusqu’au 04 décembre 2022

L’exposition « Plein Jour » vous invite à une déambulation poétique dans La Citadelle, une forteresse militaire du XVI° siècle transformée depuis en centre d’art et de culture.
Ce patrimoine architectural exceptionnel accueille les œuvres de Jean-Baptiste Bernadet, artiste français né en 1978 et partageant sa vie entre la Belgique, la France et les Etats-Unis.
Formé aux beaux-arts de Rennes et à La Cambre à Bruxelles, Jean-Baptiste Bernadet est un artiste au-delà de toute temporalité, pour ne pas dire intemporel.
Ses toiles mais également ses émaux et ses bronzes proposent des palettes aux coloris tantôt vifs tantôt doux, des cascades de couleurs, des effets kaléidoscopiques, d’infinis nuanciers : du bleu, du rose, du jaune, et bien d’autres, dans une palette qui ne semble jamais avoir de fin.
Le travail contemplatif de l’artiste est à découvrir dans une expérience visuelle in situ et inédite, avec le soutien d’Almine Rech et de la FABA (Fundación Almine y Bernard Ruiz-Picasso para el Arte).


La Citadelle de Villefranche-sur-Mer
06230, Villefranche-sur-Mer

MATISSE dans la collection NAHMAD

Jusqu’au fin decembre 2022

Les œuvres de Matisse de la collection Nahmad sont toujours à admirer au musée Matisse.
Cet ensemble exceptionnel constitué d’une quinzaine de peintures est présenté en dialogue avec la collection permanente, offrant un riche panorama de l’œuvre de Matisse.
Nombre de ces tableaux, peints à Nice, ou à Vence, s’éclairent ici de la lumière qui les a vus apparaître.

Feuilletez le catalogue

Musée Matisse
164 Av. des Arènes de Cimiez, 06000 Nice

Fleuraisons baroques

jusqu’au 9 janvier 2023

Au palais Lascaris, joyau du baroque civil à Nice, la fleur est partout !
Dissimulée dans l’architecture du Palais et ses collections, on la retrouve dans de nombreux détails.
Dans une déambulation sensorielle et poétique ponctuée par les œuvres de l’artiste niçoise Ève Pietruschi, le visiteur est invité à voir, sous un nouveau regard, le Palais Lascaris en chinant les fleurs !
Avec l’exposition Fleuraisons baroques, le Palais Lascaris met à l’honneur le motif floral, élément décoratif de prédilection des XVIIe et XVIIIe siècles. L’architecture du palais, ses décors mais aussi les collections (objets mobiliers, céramiques, textiles, instruments) offrent, dans une grande diversité de techniques, un foisonnement d’ornements floraux.

PALAIS LASCARIS
15 rue Droite
06300 Vieux Nice

ARTEMISIA
Eve Pietruschi

jusqu’au 9 janvier 2023

Le Palais Lascaris donne carte blanche à l’artiste niçoise Eve Pietruschi, pour son exposition Artemisia. L’artiste a pris le temps de s’imprégner du lieu et de ses collections qu’elle investit avec ses travaux en partie pensés et réalisés pour l’occasion. Elle sème dans le musée ses créations poétiques et ses cueillettes locales. Ces œuvres florales prennent sens : fleurs séchées, empreintes de fleurs, offrandes et autres créations issues de la nature, viennent en écho aux éléments décoratifs baroques et floraux du palais. Elles créent des espaces de poésie et de replis, conduisent à un éveil des sens.

PALAIS LASCARIS
15 rue Droite
06300 Vieux Nice

Flora Moscovici – Ville Songe

Jusqu’au 31 decembre 2022

Flora Moscovici aborde la peinture en partant d’un contexte spécifique : les techniques utilisées varient en fonction du projet, mais la couleur et la lumière sont toujours les éléments centraux. Ses interventions modifient la perception de l’espace et convoquent différentes temporalités, celle du geste pictural, la mémoire du lieu et l’histoire de la peinture entre sacré et vernaculaire.
L’artiste travaille depuis plusieurs années la peinture in situ. La matière brute des murs, des sols, des plafonds est son terrain d’intervention. La particularité de son travail est qu’il se fait directement sur le lieu. La peinture colorée de la jeune plasticienne investira les 160 mètres carrés de murs en béton gris, transformant le toit terrasse du musée en espace poétique.

Toit terrasse du MAMAC
Place Yves Klein – Nice

Une collection provençales
100 ans de valorisation de patrimoine et de culture

Jusqu’au 8 janvier 2023

Le Musée d’Art et d’Histoire de Provence organise une exposition temporaire qui propose une immersion au coeur de la Provence orientale, du 18ème au 20ème siècle. Les oeuvres exposées, qui témoignent de la richesse et de la diversité des collections conservées au MAHP, permettent d’aborder de nombreux aspects de la vie grassoise comme autant de facettes composant son identité. Cette exposition propose de découvrir ses fêtes et traditions populaires, sa vie artistique mais aussi l’histoire de la constitution de ce musée à travers des collections de photographies, d’instruments de musique, de céramiques, de textiles ou de beaux-arts.

MUSÉE D’ART ET D’HISTOIRE DE PROVENCE
2 rue Mirabeau, 06130 Grasse

La Collection permanente
Jean Ferrero

Depuis novembre 2019, la Collection Donation Ferrero a trouvé un écrin à sa mesure en intégrant les salons de l’Artistique, avec une présentation et un accrochage « débordants » qui restituent son esprit de collectionneur-accumulateur, l’Artistique nous emmène chez Jean Ferrero.

L’ARTISTIQUE – CENTRE D’ARTS ET DE CULTURE & ESPACE FERRERO 27, Bd Dubouchage – 06300 Nice



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