LE MONT-BORON

LE MONT-BORON

13 septembre 2021 0 Par Nice City Mag

Tous les quartiers est de la ville, qui entourent le port, sont faits de contrastes, aussi bien en termes géographiques qu’en termes  d’habitants.

Les quartiers populaires de Riquier, les places du Pin, Arson, Normandie Niemen,  les rues Cassini, Bonaparte, Barla, bien d’autres,  qui sentent bon notre histoire,  et les collines résidentielles du Mont Boron, surmontées du Fort du Mont Alban, qui plongent dans la mer.

Ne voulant pas se retrouver à la merci de nouvelles invasions comme celle de 1543, le duc de Savoie Emmanuel Philibert décida de la construction d’un fort.
Ce sera le fort du Mont-Alban, sur la colline du Mont-Boron, entre Nice et Villefranche.

Une vue exceptionnelle, panoramique, à l’est, de la rade de Villefranche à Bordighera, à l’ouest, de la Baie des Anges à l’Estérel.
Un site donc des plus stratégiques.
Les travaux durèrent de 1557 à 1560, sous la direction du gouverneur de Nice, André Provana. Les guerres successives épargnèrent le fort, le plus souvent occupé par les assaillants qui l’utilisaient contre la ville qu’il était censé protéger.
Comme en 1691 puis en 1706, lorsque Louis XIV attaqua Nice, ou en 1792 par les armées de la Révolution.   

Avec le temps, la vocation militaire du fort disparut. En 1909, il fut classé Monument Historique et la ville de Nice le racheta en 2007. 
La colline du Mont-Boron, bénéficiant de sa situation géographique exceptionnelle, s’inscrivit dans le développement touristique de Nice, en cette fin du XIXème siècle.
Toute l’aristocratie européenne venait courtiser le moindre terrain à bâtir.

Dans ce halo de calme et de verdure, on vit alors se construire les plus somptueux domaines.

Cette immense villa Orlamonde, sur le flanc de la colline et plongeant vers la mer, achetée en 1930 par le prix Nobel, Maurice Maeterlinck, qui y recevait ses amis, André Gide, Jules Romain, Claude Debussy, écrivains et musiciens.

Elle fut remplacée par un grand hôtel de luxe, aujourd’hui disparu, qui porta le nom de son ancien propriétaire, tout comme le boulevard qui y conduit.

Ce château, construit entre 1856 et 1860, sur un terrain de plus de 20 000 mètres carrés au Cap de Nice, par un colonel anglais de l’armée des Indes, que les niçois baptisèrent le Château de l’Anglais.

Le fils du colonel Smith qui en hérita, le vendit au comte Melchior, ami du Prince de Galles. Dès lors, ce furent fêtes et bals costumés jusqu’à sa vente en 1920.
Il fut morcelé en plusieurs appartements, après avoir créé le boulevard Jean Lorrain.

Du nom de cet écrivain, charmeur et volage, qui poursuivait assidûment les ondines villefranchoises venues vendre, corbeille sur la tête,  leurs poissons à Nice, en passant par le Mont-Boron.