LE LYCÉE MASSÉNA

Il s’agit bien l s’agit bien entendu du lycée qui se trouve avenue Félix Faure.

Le premier installé à Nice par les Jésuites en 1607 était dans la vieille ville jouxtant l’église du Gesù.
Ce premier collège ferma en 1773 par suite de la suppression de l’ordre des Jésuites par le pape Clément XIV (1705-1769-1774).
La loi du 3 brumaire an IV (25 octobre 1795) institua dans chaque département français une école secondaire dite Ecole centrale.

Supprimées par le Consulat, les Ecoles centrales furent remplacées par des lycées le 1er mai 1802.
Celui de Nice fut créé sur le papier par décret du 1er Vendémiaire an XII (24 septembre 1803) et devait fonctionner dans les locaux aménagés de l’ex-Ecole centrale.
Ces travaux constamment retardés, faute de crédits, ne furent terminés qu’en 1811 et le Lycée impérial n’ouvrit qu’à la fin de février 1812.
Encore avait-il fallu que le maréchal André Masséna intervint auprès des plus hautes autorités de l’Empire en faveur de la création de ce lycée dans sa ville natale.
Mais son existence fut éphémère puisque le « buon governo » sarde le supprimait dès Juin 1814.

Le second Lycée impérial de Nice fut installé dans les mêmes locaux qui subirent toutefois quelques aménagements en 1862-1863.
A ce moment l’ancienne église Saint-Jean-Baptiste devint la chapelle du lycée, la fonction paroissiale de ce sanctuaire ayant été transférée en 1852 à la nouvelle église du « Vœu ». Après la chute du second Empire le qualificatif impérial disparut et l’établissement devint le « Grand lycée ».
Malgré de nouveaux et nombreux aménagements, l’insuffisance des locaux et leur vétusté ne cessa de croître.

Aussi dès 1882 sous la municipalité Borriglione la construction d’un lycée neuf fut décidée en principe.
Mais il faudra attendre 1908 pour que le Conseil municipal vote la construction effective. La première pierre fut posée le 26 avril 1909 par le président de la République, Armand Fallières (1841-1931).

Ce n’est que le 11 avril 1931 sous la municipalité Jean Médecin que le président de la République, Gaston Doumergue (1863-1937) put inaugurer le nouveau lycée dans les dernières semaines de son mandat.
Une association des parents de soldats tués au combat, au lendemain de la guerre avait fait planter un olivier dans un jardin situé presque en face de l’entrée principale sur l’avenue Félix Faure.
Cet « olivier de paix » devait marquer pour les générations futures une grande leçon de concorde héritée de la guerre.
C’est pourquoi nulle place n’était mieux indiquée que devant l’entrée du lycée.

Le 22 novembre 1931, cet ensemble fut inauguré par le député-maire Jean Médecin et toutes les délégations de toutes les associations de victimes de la guerre.
En présence des ministres de toutes les religions, l’olivier fut béni par le chanoine Matteudi.

À suivre…


Sources notoires pour l’écriture de cet article : Centre du Patrimoine – Sus lu barri, Roger Isnard…

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