LA PORTE FAUSSE

Cette appellation désigne l’escalier monumental qui, depuis le boulevard Jean Jaurès, permet d’accéder au Vieux-Nice, rue du Marché et rue de la Boucherie, en face du débouché de la rue Francis Gallo.
Mais ce passage qui, aujourd’hui ne manque pas d’élégance, a une histoire qui, sous certains aspects, en ai totalement dépourvue.

1946, un obscur passage consistant en un couloir et un escalier, était un raccourci bien commode qui permettait de passer rapidement de la vielle ville au « boulevard ».
Ce passage était un vestige d’une très ancienne poterne qui permettait au temps de la Nice guerrière de se rendre aux remparts le long du Paillon et aux bastions qui les flanquaient.

Mais en 1824, sous la responsabilité de l’intendant Alexandre Crotti, ce qui restait encore des anciens remparts, fut nivelé pour être remplacé à partir de la place Victor (actuelle Garibaldi) par des boulevards plantés d’arbre (boulevards du Pont-Vieux et du Pont-Neuf), l’ancienne poterne devient alors passage.

Les années passèrent au cours desquelles les propriétaires et les locataires de l’immeuble de la porte fausse fortement incommodés par les passages et les conséquences de ceux-ci, voulurent en interdire l’accès.

Peu avant la guerre de 1939-1945, Albert Blanchi, maître luthier renommé (1871-1948), propriétaire de la plus grande partie de cet immeuble fit don à la Ville de la partie nécessaire à l’aménagement d’un passage public.

Deux grandes arcades ajourent la façade de la rue de la Boucherie tandis qu’une seule arcade s’ouvre sur le boulevard Jean Jaurès.

L’ensemble qui s’inscrit bien dans le style du Vieux-Nice a été agrémenté par des décorations : deux niches, une à chaque palier, en mosaïque à dominante bleue, sont dues au dessin d’Ivanna Lemaître et représentant la « Baie des Anges » et la « Femme à l’oiseau » ; sur l’une des parois du premier palier se trouve un plan en relief du Vieux-Nice situant les principaux monuments.

Sources notoires pour l’écriture de cet article : Centre du Patrimoine – Sus lu barri, Roger Isnard…

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