L’ OBSERVATOIRE DE NICE

L’ OBSERVATOIRE DE NICE

11 octobre 2021 0 Par Nice City Mag

ÉTABLISSEMENT SCIENTIFIQUE DE RENOMMÉE INTERNATIONALE

Gravir l’ancienne route de Gênes que l’on doit à Napoléon 1er, alias boulevard Bischoffsheim au départ de Nice, puis la Grande Corniche et à proximité du col des Quatre-Chemins, on parvient à une petite plate-forme qui précède l’entrée proprement dite de l’Observatoire.

La fondation de l’observatoire de Nice est due à Raphaël Bischoffsheim (Amsterdam 1823 – Paris 1906), riche banquier hollandais, naturalisé français en 1880. Après avoir doté l’observatoire de Paris et celui du pic du Midi de sommes importantes, il eut l’idée d’avoir « son » observatoire, qu’il voulait parfait.

Il sélectionna le site du mont Gros à 372 mètres d’altitude pour la limpidité du ciel, le calme de l’atmosphère et la proximité d’une ville déjà importante.

Le choix de Nice convenait bien au mécène car il escomptait que la population de Nice l’élirait député pour lui manifester sa reconnaissance.
Les travaux furent confiés au célèbre architecte des opéras de Paris et Monte-Carlo, Charles Garnier (1825-1898), certains travaux techniques comme la grande coupole mobile furent demandés à Gustave Eiffel (1832-1923) qui n’était pas encore le « magicien du fer » et n’avait pas encore construit sa fameuse tour.

En 1887, eut lieu l’inauguration officielle.
En 1883, une lunette équatoriale de 38 centimètres est inaugurée en même temps que la grande lunette méridienne.

En 1887, c’est le grand équatorial, lunette géante de 18 mètres de long, 76 centimètres de diamètre, abritée sous une coupole immense de 24 mètres de diamètre, qui est mise en service.
Elle était à son avènement la plus grande du monde et permis de découvrir des étoiles doubles inobservables ailleurs.

L’Observatoire a été donné à l’université de Paris par Bischoffsheim à sa mort en 1906. Il avait pourtant bien été élu député en 1881 mais invalidé en 1889, réélu à Puget-Théniers (qu’il dota d’un hôpital) en 1893, réélu en 1898, et 1902 mais battu en 1904 peu avant sa mort.
L’observatoire de Nice subit un lent déclin aggravé par les deux guerres, à tel point qu’en 1950 il n’y avait plus que trois scientifiques et un seul instrument en état de fonctionner. Il ne reprendra vie qu’à la nomination d’un nouveau directeur, M. J.C Pecker, en 1962.
Aujourd’hui, l’Observatoire comprend plus de cent vingt personnes dont environ cinquante chercheurs.
L’Observatoire est maintenant une unité d’enseignement et de recherche (U.E.R) faisant partie de l’université de Nice et associé à l’Institut national d’astronomie et de géophysique du Centre National de la Recherche Scientifique (C.N.R.S).
L’observatoire de Nice est le seul observatoire centenaire qui soit toujours en activité grâce à un heureux mariage entre la science et la technique, entre la théorie et la pratique. Il est jumelé avec l’observatoire de Paris-Meudon.
Il est devenu l’un des grands établissements scientifiques français. Son avenir se confond avec celui de la recherche en France.


A suivre…
Sources notoires pour l’écriture de cet article : Centre du Patrimoine – Sus lu barri, Roger Isnard…