JOSEPH GIORDAN, écrivain Niçois

Joseph Giordan, dit Jousé Giordan, né à Nice (1878-1963), d’une vielle famille villefranchoise, originaire du hameau de Saint-Jean-Cap-Ferrat, fut l’un des plus ardents défenseurs de la langue niçoise qu’il parlait et écrivait à la perfection.

Il entra à l’Académia Nissarda en 1907 comme auteur primé d’une pièce en vers à la gloire de Garibaldi pour le centenaire de sa naissance.
L’Académia Nissarda est la plus ancienne des sociétés de maintenance niçoise fondée en 1904 par un petit groupe de niçois de vieille souche.
En 1908, Joseph Giordan commença à collaborer à l’Almanac nissart fondé par Jules Eynaudi en 1903.
Dès 1909, il s’intéressa à Mistral et au provençal qu’il employa dès lors avec autant de bonheur que le niçois.

Il fut nommé secrétaire général de l’Académia Nissarda en 1919, fonction qu’il exerça jusqu’en 1941, année où il fut porté à la présidence.
Constamment réélu, il ne quitta ce poste qu’en 1962 empêché par la maladie.
Il avait créé en juillet 1927, le journal Lou Cairéu, dont il sera (président) jusqu’en 1962.

Ce groupement publiera une revue annuelle sous sa direction, avec des écrivains nissarts de choix, parmi lesquels Félix Blanchi, Louis Génari, Francis Gag, etc  …

Il consacra son existence aux traditions et à la langue niçoise avec une ferveur qu’il savait faire partager.
C’est ainsi qu’il enseigna la langue niçoise de 1942 à 1944 à l’école primaire de la rue Ségurane et de 1944 à 1958 à l’Association polytechnique de Nice.
Joseph Giordan était aussi un chrétien ardent et un militant catholique actif.
Il était membre de l’archiconfrérie de la Miséricorde (Pénitents noirs).

Ses œuvres sont nombreuses, études, articles et recueils comme « Lu Terignoun » (1914), « D’Aquèli dou Calen » (1926), « Lu Evangeli » (1957, évangiles traduits en niçois), volumineux dictionnaire français-niçois, édition posthume (1968).

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