HONORE SAUVAN

HONORE SAUVAN

21 décembre 2021 0 Par Nice City Mag

UN MAIRE QUI NE LAISSAIT PERSONNE INDIFFERENT

Maire de Nice, Honoré Sauvan (1860-1922), était de petite taille, ce qui l’avait fait surnommer « lou nistou ».

Il était jeune lorsqu’il commença sa carrière politique.
Riche et sportif, il savait s’attirer les sympathies populaires, et c’est en ralliant les suffrages de la Vieille-Ville qu’il arriva à supplanter le maire Alziary de Malaussène en 1896 après une élection mouvementée en mai, invalidée en août.

Après une réélection régulière en octobre 1896 et plusieurs autres en 1900, 1904, il fut battu en 1912…

Après une réélection régulière en octobre 1896 et plusieurs autres en 1900, 1904, il fut battu en 1912…

Nice est alors en pleine expansion.
Honoré Sauvan acheva le tracé de la promenade des Anglais, favorisa le développement des quartiers d’extension Gambetta (inauguration de sa statue en 1909) Malausséna, Madeleine, Mantéga, Piol, Saint-Barthélemy, Cimiez, Saint-Roch, Paillon, traça le boulevard Joseph Garnier.

Il fit construire les usines d’ozonation des eaux de Bon-Voyage et de Rimiez, perfectionna le réseau d’égouts.

Sous son administration, les tramways électriques remplacèrent les tramways à chevaux, mena à terme une nouvelle tranche d’agrandissement du port de 1898 à 1910 (bassin du Commerce).

A la suite de cette première période d’administration à l’issue de laquelle il fut battu par le général François Goiran (1847-1927), ses ennemis ne ménagèrent pas les critiques les plus acerbes : désordre, incurie, incohérence dans le recrutement d’employés municipaux …

De plus, les anciens Niçois ne lui pardonnèrent pas d’avoir osé supprimer l’eucalyptus géant, offert à la ville de Nice par la Compagnie des chemins de fer en 1863, planté au coin de la place Masséna et de l’actuelle avenue de Verdun et devenu très gênant.
Ce « sacrilège » se fit de nuit le 26 Juillet 1898 !

Tout ce remue-ménage n’empêcha pas les Niçois de le réélire en 1919 et il fut maire jusqu’à sa mort en 1922.

Sources notoires pour l’écriture de cet article : Centre du Patrimoine – Sus lu barri, Roger Isnard – Nice Quartier, Editions Mercure…