HECTOR BERLIOZ

Berlioz vit Nice pour la première fois en février 1831.

Il avait 27 ans et, prix de Rome, il se rendait dans la Ville Eternelle comme futur pensionnaire de la villa Médicis.
Embarqué à Marseille pour Livourne, le brick qui le portait se trouva encalminé pendant trois jours devant Nice.
Parvenu à Rome fin mars 1831, moins d’un mois après, Hector Berlioz était à nouveau à Nice…
une histoire d’amour commence 

Berlioz arrive à Nice probablement le 25 avril, par une journée de printemps, où l’air est doux et parfumé, le ciel resplendissant et la mer bleue.
Parvenu jusqu’aux Ponchettes, il décide brusquement de louer une chambre.
Il en trouve une bien ensoleillée, ouverte sur l’immensité.

De ce premier séjour à Nice, Berlioz écrira dans ses mémoires :
« J’arrivai à cette bienheureuse ville de Nice, j’aspire l’air tiède et embaumé à pleins poumons, la vie et la joie, la musique qui m’embrase et l’avenir qui me sourit et je restai à Nice un mois entier.
Je vis entièrement seul, j’écris « l’Ouverture du Roi Lear », je chante.
C’est ainsi que j’ai passé à Nice les vingt plus beaux jours de ma vie.
O Nizza ! ».

Le deuxième séjour de Berlioz à Nice eut lieu en 1844, tout le mois de septembre.
Il alla « se nicher » selon sa propre expression, dans la tour Bellanda.
Ce séjour fut aussi heureux que le premier si l’on se rapporte encore une fois à ses mémoires : « Ah ! Ma chère tour des Ponchettes ou j’ai passé tant de douces heures ; du haut de laquelle j’ai envoyé tant de fois mon salut matinal à la mer endormie, avant le lever du soleil … ».

Il va se promener sur les Terrasses pour contempler la mer.
Là, pris d’un étourdissement, il fait une chute des plus douloureuses.
On le ramena à l’hôpital ou il resta alité pendant huit jours.

Il prend le train et rentre à Paris en très fâcheux état.
Berlioz ne retrouvera plus la santé et il s’éteignit le 9 mars suivant, une année après avoir quitté Nice pour la dernière fois.

Si la France perdit en lui un grand compositeur de musique, Nice perdit l’un de ses hôtes les plus illustres et l’un des plus sincères admirateurs.

Sources notoires pour l’écriture de cet article : Centre du Patrimoine – Sus lu barri, Roger Isnard…

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