Ferdinand FERBER, Le père de l’aviation militaire

C’était l’époque où, aussi bien en France qu’à l’étranger, les hommes essayaient de s’élever dans les airs.

C’est le 8 février 1862 que Ferdinand Ferber nait à Lyon dans une famille de commerçants aisés.
Brillant élève, il obtient son baccalauréat à l’âge de 17 ans et son diplôme d’ingénieur de l’École Polytechnique de Paris trois ans plus tard.
À l’issue, il intègre l’artillerie sous le grade de lieutenant.
Véritable passionné de science et de techniques nouvelles, ce lecteur assidu des œuvres de Jules Vernes commence dès 1883 à s’intéresser aux vols en ballons…

Le déclic vient en 1898 quant, à l’École d’Application de l’Artillerie de Fontainebleau où il enseigne, le capitaine Ferber a l’occasion d’essayer un planeur copié sur ceux conçus par le pionnier allemand Otto Lilienthal mort deux ans plus tôt. 

Cette année, là, Ferber décida de se consacrer à l’aviation et tenter des expériences « du plus lourd que l’air », avec un « aéroplane » de son invention.
Malgré une glissade de 150 mètres, cette réalisation n’eut pas de portée pratique, mais Ferber y puisa la conviction qu’il fallait munir ses planeurs de moteurs pour obtenir des résultats valables.
Désormais, Ferber se passionne pour les choses de l’air, et notamment les travaux de Clément Ader et de l’ingénieur franco-américain Octave Chanute.



Dès 1901, il commence à s’intéresser, par l’intermédiaire justement de Chanute, aux travaux de deux obscurs aviateurs américains : les frères Orville et Wilbur Wright. 
Ferdinand Ferber est d’ailleurs le premier en France à rapporter leur historique vol du 17 décembre 1903. 
En parallèle, l’officier français développe ses propres planeurs.
Début 1904, Ferdinand Ferber commence à travailler sur un traité relatif à l’emploi des premiers aéroplanes par les militaires.
Il y expose quelques idées absolument révolutionnaires : si celle consistant à faire régler l’artillerie (son arme d’origine) par des avions n’a rien de surprenante, cette mission étant alors confiée à des ballons, en revanche le capitaine Ferber envisage de doter l’armée d’une « force des airs » indépendante, à l’image de la marine.


Elle doit être capable d’aligner des « avions de pourchasse » destinés à vider le ciel de tout aéroplane ennemi.
Ferber vient d’un coup d’inventer le principe de chasse et celui de supériorité aérienne.
Il envisage aussi des « artilleurs aériens », larguant des bombes sur les positions ennemies. Le bombardement aérien est né, du moins sur le papier. Cette même année il est fait chevalier de la Légion d’Honneur pour son action aérienne.
Le 27 mai 1905, sur le terrain d’aviation de Châlais-Meudon, dans l’ouest parisien, il réalise à bord d’un monoplan Levavasseur le premier vol d’un avion propulsé par un moteur entraînant deux hélices contrarotatives. 
Ferber a personnellement développé ce système. 
Par la suite il assista la société Levavasseur dans le développement des célèbres monoplans Antoinette.
En parallèle, Ferdinand Ferber continue d’essayer de convaincre les hautes sphères militaires de la pertinence d’une arme aérienne. 
Le 25 juillet 1909 il est un des rares témoins proches de l’exploit de Louis Blériot, les deux hommes sont amis. Ferber le voit décoller de France.

C’est de Nice que Ferber écrivait : « Comme les moteurs doublent de force chaque année sans augmentation de poids et qu’ils sont à la disposition de tout le monde, quelqu’un volera, c’est fatal ».

Les Niçois ne ratèrent pas l’occasion de railler cet original, ils appelèrent certains de ses appareils « ratapignata » (chauve-souris).

Ferber fut le troisième homme volant après les frères Orville et Wilbur Wright, puisque le capitaine vola le 27 mai 1905 à Chalais-Meudon.

En 1906, Ferber quitta l’armée pour se consacrer entièrement à sa passion.
En 1908, il reconstruisit son appareil qui, dès lors, donna de bons résultats..

Ferber fit œuvre de brillant propagandiste, tant par les conférences qu’il a données et les ouvrages qu’il a publiés que par ses démonstrations en vol.

Le 22 septembre 1909 Ferdinand Ferber, lors d’une démonstration aérienne a Beuvrequen dans le Nord-Pas-de-Calais, son biplan Voisin part en vrille et s’écrase. L’aviateur français réussit à s’extraire, balbutie deux trois mots, et s’effondre. Il meurt quelques heures plus tard à l’hôpital de Boulogne-sur-mer d’une hémorragie interne. Ferdinand Ferber est l’une des premières victimes de l’épopée de l’aviation.

C’est grâce au capitaine Ferdinand Ferber que Nice participa à la naissance de l’aviation.

Sources notoires : http://www.avionslegendaires.net

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