FERBER FERDINAND, UN PIONNIER DE L’AVIATION

Le capitaine Ferdinand Ferber, né à Lyon en 1862, fit de brillantes études à l’Ecole polytechnique et devint licencié ès-sciences.

C’était l’époque où, aussi bien en France qu’à l’étranger, les hommes essayaient de s’élever dans les airs.
En 1898, Ferber décida de se consacrer à l’aviation et tenter des expériences « du plus lourd que l’air », avec un « aéroplane » de son invention.
Malgré une glissade de 150 mètres, cette réalisation n’eut pas de portée pratique, mais Ferber y puisa la conviction qu’il fallait munir ses planeurs de moteurs pour obtenir des résultats valables.

C’est de Nice que Ferber écrivait : « Comme les moteurs doublent de force chaque année sans augmentation de poids et qu’ils sont à la disposition de tout le monde, quelqu’un volera, c’est fatal ».

Les Niçois ne ratèrent pas l’occasion de railler cet original, ils appelèrent certains de ses appareils « ratapignata » (chauve-souris).

Ferber fut le troisième homme volant après les frères Orville et Wilbur Wright (17 décembre 1903), puisque le capitaine vola le 27 mai 1905 à Chalais-Meudon.

En 1906, Ferber quitta l’armée pour se consacrer entièrement à sa passion.
En 1908, il reconstruisit son appareil qui, dès lors, donna de bons résultats..

Ferber fit œuvre de brillant propagandiste tant par les conférences qu’il a données et les ouvrages qu’il a publiés que par ses démonstrations en vol.

Le 26 septembre 1909, le capitaine Ferber trouvait la mort à l’atterrissage sur un mauvais terrain à Boulogne-sur-Mer.

C’est grâce au capitaine Ferdinand Ferber que Nice participa à la naissance de l’aviation.

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