Communiquer !

Communiquer !

24 juillet 2022 Non Par Nice City Mag

Auteur :  Evelyne Lehalle, Docteur en histoire, experte en développement culturel

Le tourisme culturel a beaucoup d’atouts pour communiquer, ses trois principaux acteurs – Tourisme, Culture et Numérique peuvent croiser leurs inspirations, compétences et budgets, pour tous les visiteurs et pour tous les habitants du monde ! 
Chacun joue son rôle :


 À la Culture, les « contenus », le propos, les images de ce que l’on veut faire passer aux publics ou les rencontres que l’on souhaite entre touristes et habitants .
– Au Tourisme, le ciblage ou choix de visiteurs potentiels, selon sa stratégie locale (Par exemple, Paris et les grands musées et monuments communiquent à nouveau vers les visiteurs-clientèles lointaines, même s’il faudra encore plusieurs mois pour qu’elles reviennent et pour les fidéliser).
– Et le Numérique a la part belle, avec la Conception/Diffusion/animation des communications, avec une très bonne connaissance des médias, des tendances, des data par milliards et au cœur des réseaux sociaux.

LE MOMENT EST VENU de s’adresser à nouveau aux visiteurs, qui évidemment ont changé avec des années de confinement ou une offre plus « limitée » cet été (Une grande exposition régionale ou parisienne demande des années de préparation… ce qui ne fut pas possible).
Ces visiteurs ont quelques nouveaux freins qu’il vous faut connaître pour bien communiquer !
En voici quatre : deux classiques (Tourisme durable et anti-touristes) et deux plus récents (faibles budgets et exclusivité pour un tourisme de proximité).

D’une réflexion assez générale dans le monde ont abouti à des oppositions à l’ancien tourisme (avant le Covid) avec quelques mutations importantes, mais aussi à de nouvelles propositions d’un tourisme plus éthique, plus respectueux de la nature et qui permettrait aux humains, habitants et touristes, de communiquer.

Le contexte a donc changé avec ces quelques mutations :

1- TOURISME DURABLE Avec l’exigence de durabilité et de verdissement, « Décarboner la Culture » est donc devenu un acte militant, où les grandes expositions et leur coût carbone en transport (avions de visiteurs et d’œuvres venues de loin…) n’ont plus leur place.

2-LES ÉTERNELS « ANTI-TOURISTES » font aussi grand bruit contre le sur-tourisme, qui plait, même si l’excès de visiteurs ne touche une très, très petite minorité de sites d’un ou villes d’un pays, et le sur-tourisme peut être régulé si les politiques et stratégies en décident.

3- MOINS DE MOYENS FINANCIERS… De toute façon, les budgets culturels ont diminué, et le coût des assurances ne permet plus, nous l’avions détaillé dans un autre article, de grandes expositions dans chaque région.
Les très grandes expositions sont de ce fait très peu nombreuses cet été, mais le nombre d’expositions, de monuments ouverts au public ou de culture immatérielle, eux, n’ont pas diminué : les ateliers, la culture créative, stages d’artisanat pour apprendre ou les récits pour comprendre un site sont toujours aussi experts, partout en Europe.

4-LE TOURISME DE PROXIMITÉ est devenu tendance, avec l’objectif de faire disparaître toute forme de tourisme qui pollue l’environnement et les sociétés : par exemple le tourisme de masse.
Cela qui est possible même si le tourisme vert, durable et décarboné est encore peu répandu.

Conclusion : Le tourisme culturel deviendra-t-il peu à peu « intime » ? 
Une activité pour découvrir des relations humaines rares à partager entre communautés locales ?
Sans doute, et cela est souhaitable.
Mais espérons que chaque citoyen du monde aura encore le droit de visiter le Louvre ou le British Museum, le Parthénon ou Brasilia car le dialogue entre des cultures du monde, s’il est bien organisé, est passionnant – découvrir l’autre et ses modes de vie, son passé – et pacifique.
Malgré ses défauts ou excès, défendons le tourisme « pour tous » qui, s’il est bien conduit, est un « secteur qui permet aux habitants de vivre dans leur pays, de gagner non seulement un salaire, mais aussi la dignité et l’égalité. Les emplois dans le tourisme donnent également aux gens la possibilité de s’émanciper et d’être partie prenante de leur propre société, souvent pour la première fois.”
(Zurab Pololikashvili est Secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme.

Soyons positifs !
J’aimerais, cette semaine, partager une vidéo qui communique la Culture et l’art de vivre avec vous, car elle m’a bien fait plaisir :

MUSÉE D’ORSAY et de l’ORANGERIE (Paris) : moins d’une minute pour vous donner envie d’aller au Musée d’Orsay, sans vous montrer un seul tableau ?
Oui, on vous présente les autres activités : concerts, chant, promenades, danses, performances, spectacles…

Teaser : “En scène”, saison auditorium 2022-2023 – 19 juillet 2022

Merci, Evelyne Lehalle