ÉGLISE ANGLICANE, UN HAVRE DE PAIX

Au début du XIXème siècle, après l’apaisement des turbulences provoquées par la Révolution et prolongées sous l’Empire, les étrangers retrouvent le chemin de Nice dès 1814.

Ce sont en particulier les Britanniques qui résident dans le quartier de la Croix-de-Marbre, baptisé par eux Newborough (nouveau bourg) que d’aucuns traduisent par Nieubourg.

Leur groupe devient de plus en plus important et se posent les problèmes des sépultures et de la pratique religieuse.

Le problème n’est pas simple, car la majeure partie de la population est de confession catholique et le « Buon governo », malgré ce surnom sympathique, n’autorise pas l’exercice des cultes « hérétiques ».
Pourtant, les Anglais seront les seuls à bénéficier d’un régime d’exception.
En 1821, Lady Olivia Sparrow et Lady Manville sont les bienfaitrices des pauvres de Nice.
Et c’est à la demande de Lady Olivia Sparrow que le roi de Sardaigne Victor Emmanuel 1er (1759-1802-1821-1824) accorde l’autorisation de construire une église anglicane au quartier de la Croix-de-Marbre.

L’église put être ouverte en 1822 et un petit cimetière également réservé aux anglicans l’entourait.

Il existe toujours mais depuis 1875 les inhumations se font au cimetière anglais de Caucade.
Cet ensemble était bordé au sud par la route de France (actuelle rue de France) et au nord par un chemin qui s’appela naturellement le « chemin du Temple anglican » avant de devenir une partie de la rue de la Buffa actuelle.

Le temple-villa sera remplacé en 1856 par l’église anglicane que l’on voit aujourd’hui, construite selon le style « early-english ».
Cette église dont l’entrée du parc au sud est située sous le porche d’un immeuble dans la rue de France et l’entrée nord dans la rue de la Buffa en face du square Alziary-de-Malaussène.



Sources notoires pour l’écriture de cet article : Centre du Patrimoine – Sus lu barri, Roger Isnard – Nice Quartier, Editions Mercure…

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