CIMIEZ, UNE VILLE DANS LA VILLE…

Cimiez, Cemenelum, « Civitas Cemenelensium », une vraie ville, la ville nouvelle créée par les romains, en 14 av. J-C, autour des arènes.

Depuis, habité  par l’histoire. Cemenelum, la capitale de la province fondée par Auguste, avec ses arènes, ses thermes, ses temples et son Sénat.
Et puis, ravagé, englouti par les siècles, Cimiez disparaît dans les prés sauvages.

Pour renaître au XIXème siècle, revisité et restructuré, pour devenir le quartier des palaces.
Avec le plus beau d’entre eux, le Régina.
Miracles architecturaux, magie des lieux, là plus qu’ailleurs l’histoire est présente au quotidien.
Dans chaque rue, sur chaque pierre. Cimiez, colline la plus proche du centre-ville, quartier des palaces reconvertis en appartements de standing, baignant dans une histoire tissée de dorures éclatantes, comme l’une de ses perles majestueuses qu’est le Régina.
Un village, non, une ville dans la ville

Depuis l’antiquité, Cemenelum la romaine est le second site historique de Nice, après sa rivale grecque Nikaïa
Pour certains historiens le mot Cemenelum trouverait, paradoxalement,  son origine chez les grecs qui l’appellait la « colline de kemenelon » dès le IIIème siècle av. J.-C.Pour d’autres, il s’agirait tout simplement d’une (relation) entre la cime des arbres de la colline, dont la légende indique qu’ils permettaient de « monter au ciel », et qui donna le mot Cimiez.

Toujours est-il que c’est sur cette colline que les romains s’installèrent, administrativement et militairement, éloignés du bord de mer, mais à proximité de la voie Julia, qui reliait l’Italie à la France.
Avec son Sénat, ses temples, ses thermes et son amphithéâtre pouvant accueillir plus de trois mille personnes, la ville devint, rapidement, la capitale de la Provincia Romana  et  s’agrandit, pour compter jusqu’à quinze à vingt  mille habitants.

Les ruines actuelles attestent de cette époque romaine, car même si immeubles et villas ont entièrement recouverts la cité, certains vestiges sont encore à ciel ouvert, notamment les arènes, les thermes et certains tronçons de la Via Julia Augusta.

Avec le développement du christianisme, Nikaïa devient évéché en 314 et Cemenelum en 439. Cela n’empêche pas Cemenelum de perdre  toute prééminence au profit de Nice, et ceci pendant plus de dix siècles..

Ce sont les « moines mendiants »,  disciples de François d’Assise, qui vont donner à Cimiez un nouveau rayonnement.
Ils s’y installent à partir de 1543 et fondent, au sommet de la colline, un monastère et son église vouée au culte de la Vierge.
De nombreux pèlerinages vont alors être organisés et, selon la tradition, une fois les repentants absous, un grand festin avait lieu, le Festin des Reproches. Combien de mariages ont eu lieu à l’Eglise de Cimiez, devant la Piéta de Louis Bréa, le grand peintre niçois ?
De combien d’albums photos ces jardins ont-ils été le cadre ? Combien de visiteurs ont franchi ces grilles en fer forgé et pénétré ce haut lieu des lumières franciscaines ?
Et c’est ici, que sont enterrés Henri Matisse, Raoul Dufy et Roger Martin du Gard.

Un  lien étroit unit chaque niçois à ce Monastère, un lien qui traversa, contre vents et marées, tous les siècles et ne fut jamais remis en question.
Et c’est ce lien qui va faire redécouvrir Cimiez, définitivement.

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