BONAPARTE – CASSINI

BONAPARTE – CASSINI

5 octobre 2021 0 Par Nice City Mag

Autant de quartiers, autant d’identités différentes, autant de lieux de vies.
Les uns que l’on traversait en venant de Villefranche pour se rendre à la place du Pin, le Chemin de Villefranche, l’actuelle rue Bonaparte, où vécut Napoléon 1er.
Les autres, entre les rues Barla et Cassini, où l’on travaillait à la Manufacture des Tabacs ou Chez Nallino, à la fabrique de pianos.

Débouchant sur la place Garibaldi, Cassini et Bonaparte sont les deux marqueurs historiques de ce quartier, où le populaire se conjuguait avec la convivialité.
Où les flonflons du bal des Mais résonnaient dans toutes les chambrées et tous les ateliers, comme pour faire la nique aux touristes aisés de la Promenade des Anglais.
Une autre façon de rendre hommage aux célébrités niçoises dont les rues portent le nom.

Cassini, c’est aussi bien Jean-Dominique, que Jacques-Dominique.
Le premier, célèbre mathématicien et astronome du XVII° siècle, étudie Jupiter, Mars et Vénus auprès de Louis XIV, à partir de 1669 et jusqu’à son décès à l’âge de 87 ans en 1712.
Le second poursuivra ses travaux dans les sciences et présentera en 1790, à l’Assemblée Constituante, la première carte de France, complète et détaillée.

Bonaparte, le Napoléon Buonaparte de 1794,  Général de brigade,  prit ses quartiers du 27 mars au 22 décembre de la même année, au numéro 6 de la route de Villefranche, qui aujourd’hui porte son nom.
Il eut même, raconte-t-on, une idylle avec la fille de ses logeurs, une fort belle et jeune personne.
Il revint à Nice deux ans plus tard, cette fois en tant que Commandant en chef de l’armée, durant la campagne d’Italie. On connaît la suite, mais on ne le revit plus à Nice

L’histoire de ces quartiers porte les traces de ce monde d’ouvriers et d’entrepreneurs, de cette fin du XIXème siècle.

Ainsi la Manufacture des Tabacs, rue Barla, ouverte en 1861, avec ses huit cents ouvrières, ces cigalusa, qui roulaient à la main, cigares et cigarettes, Cigaros et Elégantes, Ninas et Gauloises.
Jusqu’à sa fermeture en 1979, elle fournit du travail à une population pauvre et souvent analphabète.
Mais laborieuse et riche de joie de vivre.

Elles ravissaient  le quartier, Nice s’en souvient encore.