ALBERT CALMETTE, SAVANT BACTÉRIOLOGISTE

Médecin et bactériologiste militaire français, né le 12 juillet 1863 à Nice dans l’hôtel de la préfecture parce que son père Georges Calmette, avocat, alors chef de division, était délégué dans les fonctions de chef de cabinet du préfet louis Gavini de Campile.

Il fut d’abord médecin de la Marine et à ce titre effectua des séjours aux colonies.
Après avoir suivi les cours d’Émile Roux à l’Institut Pasteur, Albert Calmette est missionné en 1890, en sa qualité de marin, par Louis Pasteur pour aller créer le premier Institut Pasteur hors métropole, à Saïgon.
Très vite, on vient s’y faire soigner contre la rage depuis la Cochinchine, les États malais, Hong Kong et Chang-Haï.
La variole fait alors rage en Indochine. Albert Calmette organise la production de vaccins adaptés au climat local.
Il met également au point un traitement contre les morsures de serpents venimeux par sérothérapie. Les cobras tuent à cette époque 21 000 personnes en Inde et de nombreuses personnes en Cochinchine lorsque, fuyant les inondations, les cobras trouvent refuge dans les maisons.

De retour en France, Émile Roux et Louis Pasteur lui confient la création d’un Institut Pasteur à Lille, inauguré en 1899, où il restera 25 ans.
Son travail sur l’hygiène publique (assainissement des logements ouvriers, lutte contre les taudis, épuration biologique des eaux usées) contribuera à assainir la ville.
Il créera des dispensaires pour les ouvriers.
Albert Calmette est un pionnier de la médecine sociale.

Son travail sur la tuberculose passe par des recherches sur la maladie elle-même, mais également sur l’éducation sanitaire.
C’est en 1921 qu’avec Camille Guérin, il aboutit à un vaccin contre la tuberculose à partir d’un bacille bovin atténué découvert en 1908, le « bacille de Calmette et Guérin », ou BCG.
La vaccination par le BCG connaîtra une extension mondiale contribuant à faire nettement reculer la maladie..

Il entra à l’Académie des sciences en 1927.
De Nice à Lille, en passant par Hô Chi Minh-Ville et Phnom Penh, nombreux sont les établissements scolaires, les hôpitaux et les rues à porter le nom de Calmette.
Et pour cause, ce sont autant d’endroits où Albert Calmette a œuvré pour l’hygiène et la santé.

A Nice, son nom fut donné au premier établissement d’enseignement secondaire pour jeunes filles créé en France par une municipalité.
Albert Calmette est mort à Paris le 29 octobre 1933 à l’institut Pasteur.


Sources notoires pour l’écriture de cet article : Centre du Patrimoine – Sus lu barri, Roger Isn

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